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samedi 22 août 2026

"Dess(e)ins d'arbres", mon exposition solo dédiée aux arbres et au souvenir : c'est parti !

Chers.ères vous,

Comme annoncé, je reviens vers vous car l'installation de mon exposition à la Serre Wangari à Saint-Ouen-sur-Seine, est enfin terminée. Petites images de cette étape tant physique qu'intellectuelle qui s'est révélée Ô combien enrichissante ! En effet, pour la première fois, je dispose d'un espace qu'il est possible d'aménager assez librement, en tâtonnant, en se perdant un peu, parfois - tout en portant une attention, cependant, à la contrainte réelle que constitue la libre circulation du public dans la serre. Des familles. Des assistantes maternelles accompagnant de petits groupes de jeunes enfants. Des animateurs.trices... Des adultes jeunes ou moins jeunes, seuls.es ou accompagnés.ées, audoniens ou venant de villes voisines. Des visiteurs occasionnels ou des marcheurs réguliers... Des jardiniers. Des participants.tes à des ateliers. D'autres artistes. Des curieux.ses...

 Juin 2026 : tests de mise en scène des oeuvres avant la préparation et le positionnement des tables dans l'espace d'exposition.

J'ai souhaité qu'elle soit pensée comme une installation "in situ", c'est-à-dire qui utilise et valorise les ressources du lieu, en particulier, deux vastes tables en métal destinées à l'animation pédagogique d'ateliers, la petite bibliothèque de l'espace lecture, ou encore, du bois de récupération - laissé brut - avec lequel il a été permis de fabriquer plusieurs présentoirs. Ceux-là, dont je suis assez fière, sont le fruit d'une collaboration réussie entre Max Bussi, régisseur à la serre, et moi-même, autour de l'idée de la conception de portants adaptés et sur mesure, inspirés de présentoirs design ou fruits d'un questionnement sur la manière dont je souhaite que le public accède à/ reçoive mes oeuvres. J'aurai aussi puisé dans ses ressources naturelles : branches coupées aux arbres du jardin et conservées. 

Août 2026 : progressive mise en place avec une réflexion sur la ligne chromatique.

L'installation est en outre une invitation à déambuler d'espace sensible en espace ludique ou de méditation, sept, au total, si l'on compte l'entrée de l'exposition où livre d'or et flyers attendent les visiteurs. Le public trouvera des lieux où se poser pour consulter des livres comme diverses occasions de découvrir ma relation plurielle à mon Arbre - ou arbre dit "du souvenir", par exemple, sculpture - assemblage, carnets ou cahiers à feuilleter, écrits en prose.., séries de photographies. Des recommandations cadrent cette découverte rappellant à chacun.e de manipuler les objets avec précaution - et patience ! Enfin, des textes imprimés sur papier fluo prolongent la prise de contact avec les oeuvres, apportant quelques précisions sur mon processus de création et/ ou sur mon intention.

Août 2026 : progressive mise en place avec une réflexion sur le placement du petit mobilier d'exposition. 

Cette exposition est enfin pour moi la toute première expérience d'une collaboration avec l'équipe du lieu d'accueil. Ainsi, d'abord, Aurélie Morel, responsable de la Serre Wangari à qui j'ai présenté mon projet artistique il y a trois ans, puis, Mélina Oliver, responsable des événements et de la communication, qui s'est chargée de l'accompagnement administratif et logistique de l'événement. 

Ci-dessous, une vidéo d'1'31" réalisée juste à la fin de l'installation physique de l'ensemble de mes oeuvres, de la signalétique et de la décoration, et qui en propose un petit tour d'horizon. 

Rappel de l'adresse, des dates, des horaires :

*Exposition d'arts visuels Dess(e)ins d'arbres du 20/ 08 au 3/ 10/ 2026 inclus + Lecture - performance prévue le 19/ 09/ 2026 à partir de 18h30.

*La Serre Wangari
Grand Parc, face au 12bis rue des Bateliers, Saint-Ouen-sur-Seine
01 71 86 62 52

*Jusqu'au 29 août :
Ouvert mercredi, jeudi et vendredi de 10h à 14h et samedi de 10h à 18h.
A partir du 1er septembre :
Ouvert du mardi au vendredi de 12h à 18h et le samedi de 10h à 18h.
 

 Au plaisir de vous y croiser ! Et bonne visite !

Photos et vidéos © ema dée 

dimanche 9 août 2026

Avis d'exposition d'arts visuels à la Serre Wangari : bientôt !

Dans quelques semaines à présent va débuter l'exposition "Dess(e)ins d'arbres"que je présente à la Serre Wangari, à Saint-Ouen-sur-Seine, dans la région de la Saine-Saint-Denis. Cette exposition d'arts visuels en ce lieu représente pour moi un événement important pour plusieurs raisons. Elles sont à la fois créatives, stratégiques, esthétiques et artistiques.

Créatives d'abord, en effet, car elle vient donner sa cohérence à une démarche de recherche-création sur la Nature, plus spécifiquement, sur la manière dont l'Arbre prend sa place dans mes souvenirs et prend forme(s) comme objet(s) graphique(s) et plastique(s). Je m'intéresse à sa représentation et la questionne depuis plusieurs années ; je réussis à l'intégrer dans une recherche universitaire grâce à la création, en Maîtrise de Création littéraire contemporaine (2014 - 2015), d'un premier abécédaire compilant des souvenirs et de très courts essais dans lesquels j'expérimente une sorte d'"écriture végétale". Ma réflexion aura reposé sur un travail conséquent, intérieur comme extérieur, à la croisée d'une recherche documentaire, littéraire et émotionnelle. Il m'aura fallu convaincre aussi du bien - fondé d'une telle investigation et de la potentialité de la création, dans un cadre académique, d'un langage tant visuel qu'écrit sur un sujet somme toute banal, et pourtant ! Que de perspectives se sont dessinées depuis l'écriture de mon poème A comme Ascension (d'un arbre) ! Que de questionnements l'individu arbre a-t-il soulevés depuis !

Les raisons sont aussi stratégiques car le lieu d'exposition, la Serre Wangari, maison de la nature et de l'écologie en ville, je le découvre il y a trois ans grâce à ma participation à un atelier sur comment cuisiner les plantes sauvages urbaines. Et ce lieu, je l'ai choisi. Création municipale, il entend contribuer à travers différentes propositions, conférences, ateliers, animations, rencontres, expositions, à l'éducation citoyenne à la préservation de l'environnement et à une attention portée aux écosystèmes "naturels" en ville. Montrer ici un ensemble d'oeuvres qui évoquent justement mon lien avec mon environnement quotidien, se christallisant autour de la présence des arbres et de mes souvenirs - de marches et de déambulations, par exemple, m'a paru en ce lieu, aller de soi. A cela, il faut ajouter que depuis un moment, je ressens le besoin lorsqu'il s'agit d'arts visuels et de production thématique, de trouver des lieux alternatifs, résonnant avec le contenu de la production que je souhaite présenter, en contrepoint de candidatures à des résidences de création ou des appels à contributions.

Esthétiques, ai-je dit ? Oui, il faut entendre par "esthétiques" le fait de vouloir un, montrer un univers artistique, deux, manifester le désir d'exposer au public des objets sensibles issus d'explorations variées autour de plusieurs médiums et protocoles en ateliers, trois, valoriser une certaine approche de la notion de beauté végétale :

- la photographie documentaire et récemment artistique : collecte d'images de paysages urbains, se focalisant sur les individus et leurs caractéristiques physiques ; interrogation de l'image documentaire à travers le prisme de l'outil (téléphone portable ou polaroïd) ;

- le dessin d'études d'arbres : somme de recherches réalisées avec des outils essentiellement graphiques sur papier - carnet de croquis, feuilles volantes - à partir de photos personnelles ou non ou "sur le motif";

- le dessin d'imagination, avec en résonance - en toile de fond,  comme embrayeurs -, les mots, l'abécédaire initial enrichi, les textes brefs écrits au fil de la recherche ou des articles extraits de manuels de Sciences de la vie et de la terre : ensemble d'images hétéroclites s'intéressant tour à tour à l'arbre seul, à la forêt, au corps de l'arbre dans son cyle de vie ou à celui du marcheur, de la promeneuse, dans une visée expressive, poétique ou parfois naturaliste ;

- pour finir, l'écriture créative : d'abord facilitée par l'invention d'un abécédaire présentant pour chaque entrée, la lettre de l'alphabet, un ou plusieurs écrits d'invention. 

Enfin, les raisons de ce geste, montrer une recherche sur plusieurs années encore en cours, un projet en work in progress, sont artistiques. En réaction à la problématique de porter une intuition de réalisations qui prend sa source dans un parcours individuel complexe, dans lequel, l'individu lui-même (moi) se découvre, se crée, s'invente, à travers ce qu'il fait, trouve, explore... Plus simplement, je désire exposer aujourd'hui un parcours : comment un projet autour de l'Arbre naît, quelles formes il prend à travers mes moyens d'expression, l'écriture, le dessin, le volume, la photographie, la recherche réflexive... et comment ces formes plurielles informent sur les orientations de ma recherche et sur ses diverses évolutions dans le temps. 

Qu'allez-vous pouvoir découvrir lors de cette exposition ? Qu'ai-je décidé de vous montrer grâce à cet événement artistique ? 

Comme je le sous-entends plus haut, ici, c'est une pratique pluridisciplinaire qui est mise en avant. Elle se présente en contrepoint de ce que j'ai pu laisser voir de ma création ces quatre dernières années, à savoir, des autoéditions de livres en textes-images, des fanzines et très rcéemment, mes premières livres d'artiste (Salon Made Anywhere (2), Festival Ecrire !). Aussi, l'événement pourra-t-il surprendre ou quelque peu désorienter celles et ceux qui me suivent sur les réseaux et/ ou qui m'ont rencontrée sur un salon, et qui pourront visiter mon exposition Dess(e)ins d'arbbres, à Saint-Ouen.

En bref : Chacun.e pourra manipuler des recueils (avec photos, dessins, textes et dessins ou textes seulement) sous la forme de carnets faits à la main ou d'édition plus classique, découvrir des sculptures d'arbres imaginaires de petit format ainsi que des objets inclassables, notamment une boîte à images/ à lire ou un extrait de mon atelier de monotypes. Toutes ses réalisations produites avec des matériaux ou des techiniques délicates parlent, en filigrane, d'une forme de reconnaissance que je ressens vis-à-vis de la Nature : elles seront par conséquent approchées avec soin, douceur - et attention !

Pour une première approche de certains de ces contenus à venir - réunis dans mon atelier autour de l'apellation "La boîte noire", c'est ici.

Rendez-vous le 20 août prochain !😉

© ema dée 

lundi 30 mars 2026

Situation plastique n° 8 : La création d'une figurine d'anniversaire de petit format

Voici la petite histoire de la naisance d'une oeuvre plastique d'un genre nouveau dans ma production en volume. Le modelage, énergie créatrice et catalyseur d'envies de fomes inédites, me permet, il y a quelques mois, de créer une figure articulée de petit format. Avec cette réalisation en techniques mixtes, puisqu'on a affaire à du modelage, de la sculpture, du collage, de la typo ET à de la peinture, je célèbre l'anniversaire de l'artiste illustrateur numérique, bédéphile et cinéphile Thomas Cloué. Une florilège de pratiques, de gestes et de techniques pour Un gars en or !

La tête est modelée puis peinte à l'acrylique dans une volonté de réalisme : une matière poivre et sel, bouclée et rugeuse, est choisie pour les cheveux, la moustache et la barbe ; une paire de lunettes très caractéristique découpée dans un ballon de baudruche rouge vient paufiner la ressemblance avec Thomas. Petit clin d'oeil à un voyage en Asie, le vêtement, pour sa part, est traité dans un style orientalisant ; il se déploie en une sélection très réduite de papiers de récupération, à la fois ordinaire et précieux, découpés en lignes droites. La recherche sur la typographie artisanale que je conduis depuis trois ans est ici mise en valeur avec la réexploitation des lettres d'un alphabet latin créé en fil de fer recuit et travaillé nuitamment à la pince*. 

 
Très admiratrice des pantins et des marionnettes tels qu'ils sont fabriqués en Indonésie, par exemple, j'ai souhaité expérimenter le modelage en argile d'un corps articulé, mais en volume. Cependant, au lieu de coudre pantalon et chemise à partir d'une gaine comme j'ai fait pour mes toutes première marionnettes, j'ai assemblé et collé les différentes parties du kimono à même la figure. 
Le fond, qui propose un mélange de couleurs primaire et secondaire aqueuses, est obtenu à partir de lavis d'encres Ecoline sur papier aquarelle, déposés au moyen de plusieurs pinceaux chinois. Il me sert de cadre et d'environnement installant ma figurine dans un espace qui la valorise. Enfin, le bouquet de fleurs en forme de coeur, lui, est réalisé exclusivement pour le modèle en fil de fer très fin. Par la simplicité de sa facture, il apporte fantaisie et légerté à l'ensemble.
 
 
 
Idée, expérimentation et assemblage ne m'auront pas demandé beaucoup de temps. En effet, ces étapes de conception puis de fabrication concrète de la pièce en volume Un gars en or se sont suivies sans effort. Durant trois jours consécutifs. Plus comme le résultat de la sollicitation au bon moment et de la combinaison heureuse de toutes mes compétences d'artisane en la matière, et moins comme une sorte d'évidence d'artiste plasticienne. 
 
Une première compétence est issue d'un savoir culturel entretenu  avec curiosité et passion pour son sujet : j'ai rempli un carnet de croquis entier de visages, de corps et de vêtements de poupées, pantins, marionnettes et sculptures de petit format, au fil des ans, des expositions. Pour ce faire, j'ai sillonné le Musée de la Poupée (qui a fermé ses portes en 2017), le Musée Dapper (fermé la même année), il y a quelques temps, le Musée de l'Homme, et récemment le Musée du Quai Branly. Dessiner, c'est déjà apprendre/ comprendre/ chercher à deviner/ à voir comment les choses sont/ ont pu être faites/ imaginées/ mises en oeuvre. 
 
Une seconde compétence est elle plus technique, qui permet de diriger ses choix de gestes vers tel ou tel matériau avec telle ou telle recherche d'effet et/ ou de matière : la création de la figure a fait appel à toute mon attention et à ma technicité. Le "poil" naturaliste est travaillé avec différents petits outils pointus et peint à l'aide d'empâtements circonscrits de peinture de couleurs noire et blanche. Je m'intéresse à la création en fil de fer, depuis mes années de formation en sculpture et en modelage, au sein des ateliers des beaux-arts de la Ville de Paris, en 2013-2014. Aussi, les alphabets qui naissent tour à tour viennent à la fois articuler les savoirs, les envies et les matériaux et rejoindre d'autres créations qu'ils complètent. Enfin, la peinture au lavis est expérimentée dans le contexte d'une pratique qui engage davantage le corps, car faite à la faveur d'une feuille de format 70 cm x 100 cm. 
 
S'ajoute une troisième compétence qui est, en quelque sorte, "comportementale". Elle a à voir avec l'imagination, le jeu, la créativité et le goût de la recherche ou d'une errance paradoxalement structurée. Selon moi, au regard de mon parcours, cette qualité se place à la confluence de la technique, du savoir culturel... et de la colère - comme puissant levier d'inhibitions. Ici, de manière ténue, mais présente cependant, l'envie d'explorer : par exemple, la trace de la corporalité (ou corporéité) sur des supports papiers, inspirée par la peinture gestuelle - volontiers, abstraite, expressionniste, de grand format - pratiquée par  des artistes plasticiennes telles que Joan Mitchell. Et l'assemblage à des fins de création....
 
*Pour clore l'histoire d'Un gars en or, et pour rejouir les petites mirettes curieuses, courte plongée dans mon atelier de nuit :
 
 
©textes, images et vidéos ema dée

mardi 3 mars 2026

Séries Rose, verte ou noire... mon graphzine FOUTOIR reprendrait-il du poil de la bête ?

Chères toutes, chers tous, 

Curieusement, dès que je publie des nouvelles de ma très récente production en cours sur instagram, l'élan enthousiaste s'épuise dès le lendemain. Dès le lendemain, voilà que la source à idées est épuisée. Comme si le fait de dire, - de partager plutôt -, me mettait soudain dos au mur, face à l'inéluctable : créer ou perdre sa dignité ! Faut-il pour créer vivre cachée ? Je dirais même plus : Faut-il pour faire aboutir ses idées ne piper mot de soi, alentour ?

Je me permets donc, ici et nulle part ailleurs, d'explorer ce sentiment bizarre d'être dépossédée à partir du moment où je me/ le livre, même par fragments. 

Par exemple, cela fait déjà plusieurs semaines, mois, que j'évoque la poursuite d'une de mes nouvelles création en autoédition, le graphzine FOUTOIR/ archives vivantes, avec un prochain numéro portant sur le rose masculin. Et pourtant, bien qu'il me semble qu'il arrive comme une évidence après la collection Horlart, les premiers livres autopubliés hors collection et le #2 Petites & Grandes Frousses, je traîne la patte, je procrastine, je tergiverse, je m'agite en tous sens et j'hésite, je me QUESTIONNE ! 

 

Il faut dire que parmi mes méthodes de travail, il en existe une qui trouve sa logique dans la prise/ perte de temps. Depuis deux ans, je me laisse du temps, pour respirer, imaginer des possibles, entre les publications. Leur donner le temps d'être découvertes grâce aux salons, aux festivals, et à moi depuis mon atelier, de penser à des formes d'autopromotions inédites. Et je me laisse du temps entre les différentes étapes d'une création seule. Je ne devrais peut-être pas, finalement. Ce rythme saccadé s'explique avant tout par une adaptation qui commence à dater à des contraintes professionnelles marquées par des ruptures et de nouveaux contrats ainsi que des temps de formations ou de préparation de concours liés à mon autre vie. J'ai pris l'habitude d'avoir peu de temps pour ma pratique artistique. Aussi, celle-ci a-t-elle été menée durant des années par à-coup, par vague(s). C'est pourquoi prendre mon temps ne constitue pas en soi un problème. A priori...

Sauf qu'à force de me donner du temps, les projets de création s'accumulent dans des dossiers et à certains moments, j'ai comme un bug. Parce que je ne sais pas par quoi commencer quand je me plonge à nouveau dans ces archives, je ne sais pas à partir de quoi me remettre au travail. C'est la panique ! Associée à ce sentiment, celui de passer à côté des choses les plus intéressantes, de gâcher ma créativité, la pertinence de certaines pistes, en me donnant l'excuse du temps et en ne sachant plus quoi reprendre ou sur quelle archive diriger mon énergie et mes idées. Si la chose ne ressemble à rien de spécifique sur le moment, qu'elle ne raccroche avec aucun de mes projets en cours, avec la distance - cirtique, forcémeent ! -, je vais y voir quelque chose émerger, à un moment donné. N'est-ce pas un leurre ? Un leurre pour tromper la peur de m'y mettre vraiment ?

Car, aujourd'hui, prendre mon temps ressemble plus à une excuse pour m'adonner sans réserve à une autre actvité dont l'origine date elle aussi : expérimenter, explorer, pratiquer avec le seul but de pratiquer, de plonger dans des formes nouvelles à venir. De ces moments, de multiples traces, en volume, en dessins plus ou moins aboutis et la conviction que je me prépare là des projets à venir : mes archives en cours. C'est-à-dire que je tente de semer des graines, qui auront le temps de germer, puisque entre temps, dans l'intervalle, je vais faire aboutir d'autres projets. A bien y réfléchir, n'est-ce pas une sorte de fuite en avant 

J'apprends d'aucuns qu'il est possible de se déformater, il est possible de casser un système d'organisation, une manière de penser obsolète, inadéquate, bloquante, pour en mettre une autre en place, plus en phase avec le moment. J'apprends aussi de quelqu'unes que cette angoisse, omniprésente, qui se loge notamment dans ma poitrine, entre les salons et les festivals que je fais, pile dans la période où il faudrait justement que je produise intensément portée par le souvenir bienfaisant d'échanges encourageants, la vente de mes livres, de mes dessins,  peut être trompée par une activité continue, mais bien conduite ! Vers la production et la création d'objets identifiables. Je veux dire, des formes abouties pour des contextes artistiques et littéraires identifiés. Il convient non plus de produire dans la perspective de, comme attendre l'autorisation de je-ne-sais-qui pour faire, mais de produire pour créer la perspective de, car la perspective de existe de toute manière. Je le sais ; je possède également des archives de diverses pistes, dans l'édition, l'exposition d'art, la pédagogie, la recherche... De plus, c'est un état, produire pour créer, qui doit être le plus permanent possible, considéré non plus comme une activité ponctuelle, mais comme une véritable activité source de revenus, de réseaux et de fiertés - tout à la fois !

Pour donner corps concrètement à ce nouveau mot d'ordre, j'ai décidé de mener de front la création de trois nouveaux graphzines FOUTOIR à partir de mes dossiers archives :

- Série rose (titre provisoire) : ensemble de portraits d'hommes accompagnés de leur objet/ animal/ mot fétiches ;

- Caractérologies naturelles  (titre provisoire) : ensemble de dessins sur la relation corps de l'arbre - corps de femmes ;

-Typomaniac ! (titre provisoire) : exposition organisée d'un choix de fonts de couleur noire issue de ma production personnelle.

Rendez-vous dans un ou deux mois pour observer le(s) beau(x) résultat(s) concrets de ce nouveau rythme créatif ! 😉

Et pour patienter le temps que de l'idée conçue émerge un nouvel objet concret tiré en 20 exemplaires dans la perspective d'un prochain salon. Le temps que des intuitions renvoient à des réalisations palpables et surtout feuilletables à la table d'un festival à venir. Je vous propose de vous mettre sous la dent des images rouges rouges, des textes noirs noirs, le tout imprimé sur papier blanc. Voici une courte vidéo qui présente le #2 de FOUTOIR/ archives vivantes : Petites & Grandes frousses.


©ema dée 

mercredi 28 janvier 2026

Les objets - livres d'Ema Dée se préparent pour le Festival "Ecrire !" à Rennes.

AVIS de nouvelle et très proche perspective d'exposer et de s'exposer. Le 7 et le 8 février prochains, je serai à Rennes au Festival Ecrire ! 

Tourné vers l'édition indépendante, le livre d'artiste et la micro-édition, Ecrire! fêtera ses trois ans d'existence. Je suis ravie d'être de la partie car c'est l'occasion, encore une fois et toujours dans ce genre d'événements artistiques et culturels, de faire des rencontres et des découvertes qui boostent sa propre création, et font du bien - tout simplement !

Mon petit programme d'exposition personnel est quasi prêt. DES LIVRES, DES LIVRES, DES LIVRES !... 😉


A côté de ce que je peux dignement considérer comme mon fonds de commerce, à savoir, mes autoéditions toutes carrées, mon 1er graphzine et le 1er numéro de ma revue-zine,  j'exposerai, je présenterai et je commenterai les créations éditoriales nouvellement produites dans mon atelier du petit livre d'artiste - ainsi que j'aime à le nommer. 

Un atelier de créations nomade d'où naissent des objets à lire, uniques ou produits en très petit nombre d'exemplaires. Abordant ou traitant de ma relation aux arbres de ma mémoire, ils sont thématiques pour le moment, mais pas forcément pour toujours. En effet, l'atelier se définit et dessine les propres contours de son champ d'exploration en même temps qu'il donne le jour à ces objets singuliers. Certains de ceux que j'apporterai dans ma valise ont déjà pu être montrés au cours du Salon Made Anywhere (2) en septembre 2025. 

En quelque sorte, Festival Ecrire ! me permet de prolonger l'expérience de développer et d'approfondir, parallèlement à une micro-édition de livres imprimés et définis par une "ligne éditoriale", des créations livresques et artistiques. Elles sont volontiers plus mobiles dans leurs formes et leur contenu, car s'y exprime un autre rapport à la Lecture, à l'Objet, au matériau et au Faire. Tous ces éléments qui sont déjà présents dans mes recueils en textes-images de la collection horlart ou dans mes libres adaptations PINACOTEXT. Cependant, ceux-là sont envisagés différemment. Car, ils ne sont pas contraints par des gabarits formatés. Par exemple, un nombre de pages selon un type de reliure particulier. 

.... Et DES IMAGES, DES IMAGES ! 😊

Chaque salon, festival ou exposition titille mon imagination en ce qui concerne les à-cotés de l'auto/ micro/ édition, les goodies - les produits dérivés, quoi ! Que proposer, en plus, de sympa et d'aisément collectionnable, mais qui n'escamote pas l'esprit "Livre". J'y réfléchis et réponse(s) - en images, évidemment, bientôt !

Petits rappels donc, pour celles et ceux qui auront la possibilité de se déplacer jusqu'à la petite métropole bretonne la semaine prochaine ou qui s'intéressent à distance au festival rennais :  

- Suivre l'événement : https://www.instagram.com/festival.ecrire/

- Visiter le festival : Espace lecture Carrefour 18 - 7 rue d'Espagne, 35200 Rennes. 

- S'y rendre sur place : Métro/ station Fréville – ligne A ou Bus/ lignes 13, 61, 72, 74, 79, 80.

- Jours et horaires d'ouverture : Samedi 7 et dimanche 8 février, de 10h à 18h.

Au plaisir de vous y retrouver ! 😊

©ema dée 

mercredi 10 septembre 2025

Lire La Femme au Salon Made Anywhere (2) : entre perfomance individuelle et lecture collective.

Performer un texte personnel devant un public nouveau et proposer une collaboration de lecture à voix haute dans un contexte inédit, c'est ce que le Salon Made Anywhere (2) m'a permis d'explorer dimanche dernier.

La performance, le poème-liste La femme polymorphique lu durant 15 minutes accompagné de la diffusion d'un enregistrement de mes lectures du même texte, est suivie d'une invitation :  sous ma direction, le public peut lire à son tour un fragment de ce chant. Au sein de la Black Box, l'une des pièces mises en place par le salon, que l'on installe selon son besoin de rencontre et de création avec/ pour le public, elles furent huit femmes à accepter le voyage depuis son commencement. D'abord assises sur des chaises ou de larges chauffeuses grises, elles m'ont écoutée performer dans un silence respectueux, qui m'a encouragé à donner de la voix. Pour sa part, la lecture collective "improvisée" se déroula en trois phases :

- L'échauffement : exercices respiratoires et gestes de sophrologie se combinent afin de préparer le haut du corps, la gorge, la mâchoire, à lire, scander, répéter sans fatigue ;

- L'entraînement : une lecture articulée texte en mains (1er groupe), une diction en choeur sur un rythme lent - le mot Femme est dit plusieurs fois sur quatre temps (2ème groupe), et une sorte d'appel sur un rythme dynamique, vivant (le même mot est lancé, proféré - projeté ; puis, il sera murmuré avec douceur) ;

- La lecture collective :  elle se fait strophe par srophe, suivant la mise en page du poème dans le livre. Au cours de cette première proposition, chaque groupe tient son rôle, à l'écoute de sa propre voix et de celles de ses voisines. Avec certains mots du poème comme points de repère, mes huit femmes chantent, se répondent, s'accompagnent, lient leurs voix.

Dans une ambiance intimiste, baignée de blanc de jaune de bleu, j'ai vécu tous ces instant à la fois joyeuse et fière, portée autant par mon audace que par l'opportuité qui m'a été offerte : mes lectrices ont lu et performé à l'unisson avec un vrai enthousiasme. A leur côté, j'ai joué le rôle de cheffe de coeur totalement à l'écoute de leur présence généreuse. Merci notamment à Geneviève, Ophélie, Phil, Juliette et Emmanuelle !

Quelques heures à peine m'auront suffi, finalement, pour accepter l'invitation lancée par  la scène des pratiques artistiques éditoriales, installée à Romainville, en Seine-Saint-Denis du 5 au 7 septembre : proposer un événement artistique lors de ses trois jours d'ouverture. Une fois l'idée acceptée par la Team du salon, réunie autour de Nicholas Vargelis, il m'a fallu rassembler le matériel nécessaire et me replonger dans un texte que je n'avais pas lu depuis au moins quatre ans :

- le poème-liste La femme polymorphique imprimé, qui, pour l'occasion, se présente à la manière d'un très très très long ticket (Une lectrice me dira, à raison, avoir pensé à quelque chose de mécanique, d'automatique.) ;

- un lecteur - enregistreur de cassettes à bandes magnétiques ;

- le texte de présentation publié dans le livre La femme polymorphique, volontairement caviardé avec un feutre argent (une de mes couleurs - totems) ;

- une tenue de scène en résonance avec la charte graphique du recueil, rose - bleu - vert - blanc - noir ; 

- un haut-parleur pour faire mon annonce quelques minutes avant ma lecture performée ;

- et, trois exemplaires de mon livre à prêter à trois personnes dans le public, lors de la création vocale collective. 

Je ne cache pas avoir ressenti de la fébrilité au moment de mon annonce, de l'impatience, un doute, puis, lorsque j'ai commencé à performer, de la gêne - mon lecteur-enregistreur refuse de fonctionner à cet instant, mon installation micro- enregistreur se révèle inefficace... Pour autant, je resterai concentrée sur le sens que je veux donner à ma proposition artistique, et sur le contenu que je veux offrir à mon auditoire, durant l'heure que le salon Made Anywhere (2) m'a reservée. 

Enfin, à un moment donné - attendu - , tout démarre... et c'est parti !

Mon seul regret ? Ne pas avoir programmé l'enregistrement du chant de femmes de mes lectrices ! A défaut, on peut découvrir une version de ma lecture de ce poème, publiée en 2019 sur la plateforme d'écoute Soundcloud : La femme polymorphique

© ema dée -  photos © geneviève hergott et ema dée

vendredi 29 août 2025

ENCOURS : La préparation du salon (Made Anywhere)... entre actualisation et nouvelles créations.

En préparation tout au long de cet été 2025, un ensemble d'objets éditoriaux, graphiques et plastiques actualisés, mis en beauté ou nouvellement créés de toutes pièces, dans la perspective de ma participation à la seconde édition du Salon (Made Anywhere). Il se tiendra du 5 au 7 septembre prochains, à la Fondation Fiminco, à Romainville.

Design du flyer du salon et de l'ensemble de la communication graphique conçus par @rochdeniau
 
 
Au programme, bientôt exposés et dsponibles sur le stand A9

- Des livres carrés en textes-images déjà exposés dans d'autres salons (Espace Undergroind/ SoBD, Paris ; Espace Micro-édition/ BDFIL, Lausanne...). Ces autoéditions proposant une lecture de textes brefs, poétiques, réflexifs ou humoristiques, accompagnés d'une série d'images en couleurs ou en noir et blancs (portraits, animaux, arbres imaginaires, couples, personnages masculins, objets de la vie quotidienne...) seront accompagnées d'une ou de plusieurs impressions d'art. Ce sont les recueils illustrés et en couleurs de la collection horlart et les livres en noir et blanc hors collection (cf. Page "OBJETS LIVRES").

 
 Sélection de 4 autoéditions parmi les 10 qui constituent une première grande vague de publications à compte d'autrice conçues entre 2019 et 2024.
 

- Le #2 de mon graphzine FOUTOIR et ses deux créations plastiques inédites : il s'agit d'un fanzine de moyen format, qui valorise davantage mes illustrations et mes dessins d'art thématiques, au trait sur papier. Dans une maquette en trichromie, blanc, rouge, noir, un inventaire de mise en images de nos petites frayeurs ou de nos plus sérieuses phobies se présente tel une galerie de "gravures". Ce petit catalogue personnel est introduit par un ensemble de fragments de textes, à la mise en page "recherchée".

Pensé comme un pack "Petites & Grandes Frousses" : 1 graphzine + un dessin d'art en exemplaire unique ou une illustration originale à choisir
 

 - Le #1 de PINACOTEXT (une affiche + une nouvelle illustrée) et son objet - surprise : une publication en série qui s'intéresse à la création d'un objet à lire d'une facture proche du journal imprimé et vendue sur une grande page recto verso. C'est une édition en tirage limité dans laquelle j'ai cherché aussi à faire revivre un plaisir d'enfant : proposer une publication en série sous pochette, celle-ci contenant une surprise comme pouvaient le proposer le magazine Pif Gadget et la marque de lessive en poudre Bonux. 

 
 La revue sous pochette contenant l'objet - surprise ainsi qu'un fac-similé format A6 et une reproduction de la "Une" (ou de l'affiche).
 

- Enfin, la boîte noire "Tentative de cerner la question" ouvrant sur un ensemble de productions livresques en exemplaire unique (ou à très faible tirage). Une boîte archive s'ouvre, en effet, pour laisser voir des livres, des recueils... dont les pages peuvent avoir été agrafées, collées et/ ou cousues entre elles... L'idée poursuivie trouve son origine à la fois dans un désir d'écrire sur les arbres d'une manière poétique et sensitive et de partager des souvenirs dans des objets délicats que j'ai eu grand plaisir à façonner depuis 2015. Pour qu'une relation esthétique particulière se développe avec le regardeur. De loin comme de près. Chaque production est pensée comme un livre d'artiste, dépouillé de scories telles que des collages et des superpositions excessives, une débâcle de matières ou de systèmes de manipulations sophistiquées. J'ai fait ici le choix d'une certaine sobriété.

Le contenu de cette boîte - qui fait référence aux oeuvres artistiques alternatives réalisées par les artistes du mouvement Fluxus, Marcel Duchamp lui-même ou le groupe Artists & Photographs - est aussi le produit d'explorations. En effet, des procédés d'impression que je ne connaissais pas avant d'avoir l'opportunité d'entrer dans le département Édition de l'ENSBAP, durant un workshop de création (la risographie et l'impression couleur avec un traceur, notamment), ont été grandement mis à profit.

 
 Création en cours d'un livre - typo avec des lettres fabriquées dans des chutes de papiers imprimés de motifs d'arbres, préalablement sélectionnés et photographiés par mes soins.

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Retrouvez toutes les infos sur le salon dédié aux pratiques artistiques éditoriales  sur le site : https://madeanywhere.fr

©ema dée @rochdeniau

lundi 24 mars 2025

Avis d'ouverture de ma 1ère boutique en ligne de vente d'oeuvres graphiques sur Etsy !

Je me lance en effet dans une autre expérience d'autopromotion et de création : sur Esty, j'ouvre une boutique en ligne baptisée EnEditionsLimitées.

Il s'agit d'autopromotion car je gère l'ensemble des étapes permettant la diffusion et la vente ainsi que la livraison et le service après-vente de plusieurs de mes œuvres graphiques sur papier. L'idée n'est pas nouvelle, mais elle s'organise mieux, du moins je l'espère, grâce à l'expérience des salons et des expositions qui jalonnent mon parcours d'artiste autrice-illustratrice. Il s'agit également de création. Puisqu'aux premières images mises en vente pour l'ouverture officielle de ma boutique, dont certaines datent de 2012, d'autres productions, plus actuelles et réalisées spécifiquement pour ce nouvel espace d'exposition, viendront s'ajouter au fil du temps, des événements ou de mes envies d'expression.

La boutique se présente comme une manifestation de ma recherche de lieux d'exposition qui utilisent les ressources d'internet pour valoriser la création des artistes. Elle est plus encore, car, dans ce cadre, je m'interroge concrètement et avec plus de force sur la visibilité de mon travail de création. Produisant en majorité sur papier, au trait, en noir et blanc, en trichromie parfois en couleurs et en séries thématiques pas forcément mainstream,  je suis contrainte de réfléchir à trois choses : la mise en scène de mes compétences artistiques, la "scénographie" d'œuvres intimistes et leur médiation auprès de publics non encore identifiés et plutôt habitués à la couleur ou au remplissage de la page voire à sa saturation, là où je valorise le vide... La photographie de mes œuvres, par exemple, me questionne.

 
C'est-à-dire porter une attention particulière à l'apparence ainsi qu'aux contenus d'EnEditionsLimitées afin qu'un.e internaute qui découvre ma boutique sache de suite de quoi il s'agit, tout en étant intrigué.e par la singularité de ma démarche. C'est pour l'instant mon créneau. 
J'ai donc choisi de présenter aussi mes outils de travail privilégiés et de mettre en avant une sensibilité très caractéristique de ma recherche, la sélection scrupuleuse mais passionnée des supports papier. Grâce à eux, qu'ils soient numériques très blancs et lisses ou  de dessin à grain fin, ou encore de gravure blanc crème, je m'amuse à proposer des reproductions contrastées de mes créations originales ou au contraire, des variations plus douces.

 
Les produits de ma boutique EnEditionsLimitées sont par conséquent soit des créations sur papier, dessins ou illustrations, soit des reproductions fournies dans les mêmes formats et dans des formats plus grands ou plus petits. Pour certaines de ces images, il est d'ailleurs possible de me demander des variations. Cet espace a ouvert ses portes virtuelles le premier jour du printemps ; et à cette occasion, j'ai choisi de rassembler des productions autour de la thématique de la Nature : la promenade, la rêverie, la forme des arbres, la métamorphose, les animaux, le jeu...


Rendez-vous donc sur https://www.eneditionslimitees.shop.etsy.com pour découvrir cette offre d'images artistiques à collectionner
 
N'hésitez pas à aimer, me suivre et/ ou à me faire part de vos remarques et/ ou de vos envies. Vous êtes les bienvenus.es !

vendredi 31 janvier 2025

Une joyeuse bande pour une carte de voeux 2025 festive et colorée !

Au revoir 2024, bienvenue 2025 ! 2024 est morte, alors vive 2025 ? Pas complètement. On le sait. Car, rien ne meurt intégralement, les choses se transforment, s'épanouissent à partir d'un terreau composite... comme mon style graphique qui me semble évoluer à partir d'un substrat, fait de pas-de-côté, de dessins assurés, d'accidents exploités, d'explorations...


 
Petit retour en images sur ma dernière création de l'année 2024. Pour sa part, cette œuvre graphique-ci puise dans ma découverte  récente  de la technique du tampon, dans mon work in progress commencé en octobre dernier sur la représentation des animaux et dans le dessin au trait  qui est l'une des caractéristiques les plus évidentes de ma production d'illustrations et d’œuvres uniques sur papier de ces dernières années.

 
En dehors de l'utilisation de la couleur à des fins décoratives et d'ambiance, la nouveauté dans cette composition réside dans le choix du format du support et son orientation : une bande de papier aquarelle de 25 cm x 60 cm environ se présentant à l'horizontal pour être parcourue du regard, de gauche à droite. Mon intention, on l'aura deviné, était de mettre en scène beaucoup de personnages différents, mais qui se répondent en formant des couples  des paires complices , au sein d'un grand groupe

En proposant sur les réseaux sociaux une vidéo plutôt qu'une image fixe qui aurait été tronquée à cause de leurs contraintes de publication, la joyeuse bande s'anime  sans que je l'ai prémédité. Et ça marche bien, au final ! Les éléments de l'image défilent permettant de découvrir, progressivement, les textes contenus dans les phylactères, écrits en pensant à l'année qui commence.

©ema dée

mardi 21 janvier 2025

50 ans, ça s'fête ! : un portrait - hommage d'anniversaire en forme de collage

Cher Thomas,

Je n'ai pas eu à chercher une idée bien longtemps. Elle s'est imposée d'elle-même quand il a fallu que j'imagine une carte d'anniversaire. 

J'ai puisé dans mes archives et réuni autour de moi des dessins et des illustrations réalisés en clin d’œil à une passion du moment que tu as eue, un hobby durable, un événement proche ou un cadeau que tu vas bientôt recevoir. Aussi, chaque portrait est une sorte de private joke et en même temps, une image - souvenirs.

Tu fêtes aujourd'hui tes 50 ans, félicitations ! Pour célébrer ce moment important dans ton parcours de vie, j'avais envie d'une proposition différente, un peu audacieuse, construite comme un collage de photographies et de coupures de magazines, tel que j'ai  pu en faire à l'adolescence. 

Un très bel anniversaire à toi et une trépidante année 2025 !


 
©ema dée

lundi 16 décembre 2024

Laboratoire d'hiver sous le signe de l'invention : retour à l'écriture fictionnelle...

Peut-être ai-je souhaité envisager la fin d'année 2024 et ses fêtes, différemment ? Car, je reprends l'écriture fictionnelle que j'avais mise de côté. Durablement. Il s'agit d'une écriture "scénaristique" : le texte attend une mise en image par quelqu'un. e qui n'est pas moi. Ou alors, il est plutôt question d'une écriture "pure" : le texte se suffit à lui-même. Et à ce titre, il ne souffre rien d'autre que lui-même, à part, un autre texte qui viendrait en écho, en rebond, en désaccord, en prolongement, en excès... dans le cadre d'un recueil, idéalement.

En décembre dernier,  l'esprit en vacances je n'ai pas de salon à préparer 'j'ouvre un de mes dossiers archives ; au fil du temps, j'y ai rangé dans un ordre plus naturel que réfléchi une somme de textes. Ils sont variés, en longueur comme au niveau des sujets qu'ils abordent et le ton employé. Cependant, ils ont tous pour point commun d'être dans l'attente d'un approfondissement, quel qu'il soit. Pour certains, l'attente fut longue et dure encore. 

Je relis avec surprise des récits oubliés ; je m'étonne de la teneur de certains ; je me reconnecte avec des envies d'écriture d'invention, secouée, actualisée puis boostée il y a maintenant plus de 7, par un parcours universitaire, conduit entre Le Havre et Cergy-Pontoise, en Création littéraire contemporaine. Un itinéraire académique qui fut pour moi résolument fondateur. 

C'est que l'inspiration, cinq ans durant, fut portée ailleurs. Je travaillai à un projet axé sur la relation texte-image et sur l'écriture de formes brèves. Mon Master de Création littéraire aura effectivement ouvert des portes : ce furent des genres littéraires auxquels je n'avais pas prêté attention ou des manières d'envisager l'écriture suffisamment inédites pour qu'elles laissent en moi une trace sensible. J'ai voulu m'engouffrer dans une des pièces et y rester un moment. De cette sédentarisation est d'abord née l'idée ludique d'écrire de petits recueils à partir d'images ; dans ce cas, l'écriture arrive comme un commentaire, un sous-texte. Mais pas forcément, pas obligatoirement ni systématiquement. À force de pratiquer l'exercice, une dialectique s'est installée, entre l'écrire et le dessiner.

C'est ce qui m'a préoccupée un long moment. Chercher à faire émerger entre le dessin et le texte, un troisième espace, celui de l'imaginaire. Et puis, il y a eu, chevillée à cette nécessité de produire des écrits courts et variés, celle de conduire un projet livresque jusqu'à son aboutissement, à savoir, sa présentation publique et sa commercialisation,  via l'auto-édition.

Mais en cette fin d'année, il est question de tout autre chose. L'écriture s'est débarrassée de la contingence d'une mise en image que je produirai dans l'après-coup. Je ne reviens pas non plus à mes premières amours ni à mes premières tentatives, qui datent : la nouvelle absolument d'ordre fantastique ou l'écriture narrative forcément auto-fictionnelle. Il est question d'une disposition d'esprit nouvelle, d'envies et de perspectives littéraires qui, elle aussi, est expérimentale. Cependant, comme pour la forme brève, ce projet —  d'envergure, je le crois sincèrement, s'appuie sur quelques bases préexistantes. 

À suivre...

©ema dée