Chers internautes, passionnées bloggueuses,
Je vous en parlais il y a quelques semaines, je reviens ici pour annoncer une nouvelle qui me ravit : la série de graphzines imaginée en 2022 s'agrandit avec un nouvel objet autoédité, à feuilleter et à collectionner. Il s'agit du #3 qui s'intéresse, pour sa part, au dessin d'arbres imaginaires. Mis en scène dans des compositions qui mêlent fragments de corps féminins, paysages arboricoles stylisés et formes dessinées au trait, il s'inspire d'expériences vécues, pour beaucoup récentes, de promenades en région parisienne et en province.
Comme pour le #2 qui inventoriait les visages de la Peur avec un trait rouge, précis et incisif, ce numéro-ci est conçu autour d'une couleur, le vert et sur la relation plein/ vide. Et, tout comme pour le graphzine précédent, j'ai produit un visuel de couverture plus abstrait. Par goût pour la recherche et le mélange de genres de graphismes. Je voulais ainsi, dès la couverture, donner le ton, celui de la présence de matières vivantes que le dessin, ma mémoire, auraient collectées. Enfin, parce que ma relation à l'arbre est plurielle, en résonance avec la diversité d'essences d'arbres qu'abritent encore notre planète, je me suis amusée à utiliser différentes nuances de cette couleur. Pour ce faire, je me suis servie à loisir d'une variété d'outils graphiques et picturaux : marqueurs, feutres pinceaux, feutres fins, stylos à bille, feutres à alcool, feutres acryliques et crayons de couleur secs et gras.
Petite nouveauté qui marque peut-être un tournant dans la poursuite de ce type de projet en micro-édition, le recours à un autre médium issu d'une discipline connexe à mes recherches en dessins sur les arbres, la photographie. A l'instar de ces morceaux de paysages verdoyants que j'ai dessinés à partir de dessins au crayon à papier datant de 2020, traduisant une appréhension - parfois humoristique ou tragique - de la relation arbre-corps et précieusement archivés, j'introduis une autre vision de l'arbre à travers une sélection de polaroïds volontairement pris sous une luminosité très forte, ou de canicule ou de ciel d'avant et d'après orage. Ce que je cherche en faisant cela ? Obtenir un document avec des contrastes forts, des lignes bien découpées ou au contraire, dont les contours seront brouillés, pour m'éloigner d'une image numérique qui a tendance, je le crois, à lisser ce genre de "défauts".
Le graphzine L'Arboretum imaginaire, c'est une double - page de textes brefs poétiques ou non - inédits pour la plupart, ouvrant sur une suite d'images en style naïf et de vues photographiques de petit format présentées en vis-à-vis. En quelques pages, le recueil propose un cheminement graphique, visuel, et un cheminement plus intérieur - émotionnel. L'édition pourra être découverte dans le cadre de l'exposition que je prépare à la Serre Wangari, maison municipale de l'écologie urbaine audonienne, et dont je vous parle dans un prochain article.
A suivre !
© ema dée

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