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vendredi 13 novembre 2009

Des frimousses au Petit Palais : les poupées s'exposent

Frimousses  ? Qu'est-ce que c'est que ça, qu'est-ce que c'est que ça? FRIMOUSSES est un concept de poupées de chiffon créé par l'UNICEF. L'adoption de cette poupée  (au minimum 20 euros) permet de faire vacciner un enfant contre les six grandes maladies  qui touchent les pays les plus démunis : diphtérie, coqueluche, poliomyélite, tétanos, rougeole et tuberculose.

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Ces petites poupées de chiffon sont réalisées par les comités départementaux de l'UNICEF (écoles, clubs des seniors, familles…)
Du 10 au 15 novembre 2009, le Petit Palais  expose gratuitement  les poupées Frimousses crées par des grands noms de la Mode tels que Dior, Chanel…. qui seront vendues aux enchères le 19 novembre à partir de 19h30 dans les salles de vente Drouot Montaigne.

Je les ai vues : elles sont vraiment rigolotes ou glamour, scintillantes ou farfelues, en chapeau, en robe léopard, en mariée, de bijoux toutes parées ou habillées très sobrement. Bon chic et très bon genre, elles allient la douceur de l'enfance au professionnalisme de la Haute Couture. A voir.

Pour plus d'informations, allez sur le site de l'Unicef  ou /et le site de la salle Drouot.

Petite insolence entre parenthèse : soit dit en passant, étant donné que la situation d'indigence extrême de ces pays, souvent consécutive à des années de conflits imbéciles et de guerres pour gagner leur autonomie est bien connue des plus grandes puissantes, la vaccination de chacun de ces enfants devrait être un que ces mêmes pays (souvent responsables) pourraient noter en gros caractères à leur budget dans la colonne “passif” et à très long terme. Mais, ne souhaitant pas défoncer des portes ouvertes ou m'engager dans une discussion que je ne maîtriserai pas tout à fait, je ferme cette grande parenthèse.

lundi 9 novembre 2009

Petits tableaux et grandes oeuvres à Truyes

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A peine remise de ma précédente exposition Des Animaux et des Hommes, je me lance dans un nouveau projet : exposer avec d'autres et pourquoi pas vendre une de mes toiles ? Pas toujours évident de se séparer de ces petites productions qui sont comme des fenêtres ouvertes sur soi-même. Alors, j'ai décidé d'être ludique, illustrative, colorée et éclectique.

Ainsi sur des supports allant de 3/5 cm à 23/ 23 cm, j'ai donné vie à des personnages sympathiques, mélancoliques, curieux, joviaux et tendres et expérimenté d'autres palettes de couleurs, de cadres….
 
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Venez découvrir mes productions ainsi que celles de 49 autres artistes, sélectionnés par un jury de spécialistes au :
Salon du petit format, organisé par l'association 3P2A dans les salons d'honneur du Château de Bel-Air à Truyes, (entre Tours et Loches dans le département Indre-et-Loire.)

L'exposition est ouverte au public du lundi au vendredi de 15h à 18h et les samedis et dimanches de 14h30 à 19h

Un pot de l'amitié sera offert le samedi 21 novembre à partir de 19 heures. Pour recevoir une invitation, n'hésitez pas à me laisser un message, je vous en enverrai une avec diligence.
 
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Pour plus d'informations, allez sur : le site du salon
À bientôt !

vendredi 3 octobre 2008

Deux portraits au crayon : entre la fiction et le réel

Pris dans ma masse de travaux sur l'étude du caractère, deux portraits griffonnés à partir de modèles femmes, entre personnage de carnet de voyage et personnage de fiction.
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Tous droits réservés © ema dée
Une femme du Yémen assise, dessinée à partir d'une photographie en couleurs.


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Tous droits réservés © ema dée
Portrait expressif d'Hannah
Élève de l'école municipale des beaux-Arts de Saint-Ouen

J'ai commencé à dessiner Hannah sans y penser.  

J'aimais la voir jour après jour, se préparer à peindre ses petites huiles un peu moches, dans un style tremblé, sur lesquelles elle semblait exprimer toute sa vie intérieure et son histoire. C'était une sorte d'attraction. Elle apportait son attirail de peinture et de dessin dans un petit caddie à roulettes, elle se mettait dans un coin et commençait son tableau sans se préoccuper de l'agitation de l'atelier. Elle peignait des petits portraits aux contours si flous qu'ils paraissaient grimacer ou pleurer au lieu de sourire. Elle peignait aussi de petites natures mortes, affreuses à souhait, car pleines de matières picturales posées maladroitement au pinceau et au couteau. Elle faisait cela dans un respect des proportions ou des règles de composition et une concentration plus entêtés qu'artistiques. Mais elle avait un goût assuré pour les contrastes de couleurs et mariait naturellement entre eux des tons improbables. Penchée ainsi sur son petit ouvrage posé sur un chevalet de table, elle avait un air de personnage de bande dessinée ou de livre pour enfants. 

Sous le crayon qui cherchait à la représenter telle qu'elle était, apparut un personnage imaginaire, cocasse, tronchu, bossu que j'eus un peu honte de montrer une fois terminé. Par respect, je me forçai à le faire m'attendant à être moquée. Elle ne se reconnut pas. Elle dit qu'elle était plus jeune. Elle dit qu'elle n'avait pas les yeux si petits ni la bouche rentrée comme si elle n'avait plus de dents dans la bouche. Elle en avait des dents dans la bouche. Et pourquoi elle n'avait pas de bras  ni de poitrine ? Non, vraiment, le portrait n'était pas ressemblant, le portrait était raté. Je lui dis comme pour me défendre que j'avais dessiné le personnage qui se cachait à l'intérieur d'elle. Elle me regarda avec curiosité. 

Après cela, je n'essayai plus de croquer mon voisin ou ma voisine ; je me suis lancée dans le dessin de personnage imaginaire, construit à partir de souvenirs mélangés. Volontairement caricaturés, difformes, disproportionnés, pour inviter à la non-comparaison avec le réel d'une rencontre.

En tout cas, j'avais et j'ai encore pour ce petit portrait rapidement réalisé à partir d'un modèle qui bougeait sans cesse, un peu gêné d'être regardé, cherchant à fuir presque, une sorte de tendresse. 

© ema dée

mardi 30 septembre 2008

On est tous des Martyrs, Monsieur Laugier ?



Quand je suis sortie du cinéma, j'avoue que je ne me sentais pas très bien. Je ne suis pourtant pas une âme trop sensible et au niveau cinéma, je suis suffisamment éclectique pour accepter tous les genres et toutes les histoires. En plus, je suis plutôt bon public, je trouve toujours de bons côtés à une création, là où ma moitié se montre parfois plus catégorique (et vice et versa.) D'ailleurs, en parlant de ma moitié, il n'a pas voulu s'exprimer - c'est dire! - tant il s'est senti floué.


Vous savez, je suis comme pas mal de personnes : quand on m'interdit quelque chose, je m'empresse de le faire en y mettant tout mon coeur. Pire, de mauvaise foi, même si l'expérience s'avère être un échec cuisant, je sais comment ne pas perdre la face. Donc, forte de mes convictions et drapée dans mon ouverture d'esprit de cinéphile enthousiaste, je vais voir le dernier film de Pascal Laugier, produit par Richard GrandPierre à qui on doit notamment Meurtrières (Coeurs, âmes et esprits sensibles, prenez garde !)

Mais là, je dois admettre que je suis très mal. J'ai horreur en effet de donner raison aux autres, les comités de censure, la critique sous toutes ses formes…

Bon, j'ai assez fait durer le suspense. Pourquoi Martyrs passe mal, alors que j'ai, par exemple, apprécié même à rebours Calvaire de Fabrice de Weltz et trouvé intéressant A l'intérieur d' Alexandre Bustillo ? Martyrs part d'une idée comme une autre, la définition du terme martyr(e) en lui même: martyr(e) veut dire témoin. Autour de cela, se développe une intrigue qui tourne autour de deux jeunes femmes interprétées brillamment par Morjane Alaoui (Anna) et Mylène Jampanoi (Lucie). 

Lucie est placée dans une sorte de foyer pour enfants à problèmes après avoir subi violences et séquestration. Asociale et violente, elle est solitaire, jusqu'à ce qu' Anna la prenne en amitié. Lucie semble guérir en taisant ses supplices passés. Mais, une bête hurlante vient la mutiler pendant la nuit. 15 ans plus tard, Lucie, le visage et le corps couverts de multiples cicatrices, la haine, la colère et l'incompréhension dans les yeux vient régler ses comptes. 

Elle connait l'identité de ses tortionnaires. La manière est radicale, brutale, sans merci. Elle est bientôt rejointe par sa seule amie qui découvre l'horreur de la scène. Jusque là tout va bien. L'image est maîtrisée, l'introduction met l'eau à la bouche, les comédiennes sont stupéfiantes.

Je me cale dans mon fauteuil, et j'attends la suite… un peu mal à l'aise… Car la violence du règlement de compte me saute au visage et claque dans mes oreilles encore longtemps après.
Le film se poursuit, la violence s'intensifie. Mais l'image persiste à être belle… Et à un moment, (je ne vous dirai pas lequel, pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui voudront aller voir le film) le scénario dérape. 

Les fondus au noir rendent interminable une violence répétitive et cruelle : comme la comédienne, je suis couverte de sang, j'ai des bleus innombrables, je ne peux plus parler, je n'ai plus aucun espoir de survie… Les scènes de tortures s'éternisent. J'ai la conviction que toute cette violence mène quand même quelque part, alors je m'accroche et regrette toutefois de n'avoir pas picolé un peu avant la séance. J'ai mal au ventre, j'ai des plaies béantes sur les bras, une tête de femme battue à mort par son mari, assise honteuse devant l'oeil froid d'un fonctionnaire de Police. Je suis la petite fille ramenée d'urgence à l'hôpital pour une chute dans l'escalier. Vous me suivez ?

Enfin, viennent quelques explications. On comprend mieux mais pas tellement. Les 50 premières minutes m'ont conditionnée. Je m'attendais à autre chose, de plus fantastique, de plus viscérale, et surtout de plus finement amené. Comment faire passer un message fort, crédible, pertinent après de telles images? Y en a-t-il un au fait, de message? Mais pourquoi chercher un message quand il n'y en a pas ?!… Et cette photographie qui s'obstine à être magnifique! Les motivations restent ignobles car Pascal Laugier a oublié de les aborder avec la force qu'il a utilisée pour évoquer les moyens.

Un peu déçue…  J'ai assisté à quoi en fait?

Du coup, je ne peux m'empêcher de penser au cinéma de genre (français mais pas seulement) et au cinéma d'une manière générale. Peut-il tout se permettre? La violence à outrance, l'exacerbation de la rétine du spectateur compatissant, par un choc visuel qui devient forcément mental… Alors que nous vivons une période où conditionnés par les médias, nous sommes devenus “indifférents” à la violence quotidienne, aurions-nous besoin que l'art reproduise des chocs émotionnels par l'image et le son, seuls capables de nous faire prendre du recul sur la réalité ? 

Le cinéma devrait avoir le bénéfice de sa propre nature, n'être qu'une transcription d'un genre de réalité, déformée par l'écran, les cadrages, mis en scène par les “névroses” de chaque réalisateur, donc forcément partial ? Le cinéma de genre doit-il faire son lit sur la banalisation de la violence et le reality show ?… Quel recul prendre sur les images filmées par Laugier alors que tout parait si réel?  Quel discours mettre en place ? S'agissait-il d'un divertissement pervers ? Sommes-nous devenus des spectateurs “ pervers ? Je vais loin , là…

Plus brièvement, le cinéma contemporain cacherait-il le manque de scénario sous des effets de manches, je veux dire d'effets spéciaux ? C'est vrai que nous sommes habitués à voir de la violence au cinéma. Je citerai par exemple Rec de Jaume Balaguero, Hostel d'Eli Roth, La Colline à des yeux d'Alexandre Aja, Devil's Rejects de Rob Zombie, Saw de James Wan, Old Boy de Park Chan Wook, Audition de Takahashi Miike, Trouble Every Day de Claire Denis, Requiem for adream de Darren Aronofsky…) 

Il me semble qu'ici la violence sert un dessein clair, justifié ou non, là n'est pas la question. Nous sommes aussi habitués à des scénarios qui se tiennent, quelque soit le genre cinématographique. 

A ce propose, j'ai particulièrement aimé pour cela Dante 01 de Marc Caro, Juno de Jason Reitman, La sciences des rêves de Michel Gondry, Le labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, The Fountain de Darren Aronofsky, 36 Quai des orfèvres d'Oliver Marchal, Shutter de P. Wongpoom et B. Pisanthanakun, Les neuf reines de Fabian Bielinsky, Mullholland Drive de David Lynch, Memento de Christopher Nolan, Usual Suspects de Brian Singer, La leçon de Piano de Jane Campion … Chacun attend, je crois, que chaque film soit une expérience intime, drôle, éprouvante, moralisante, singulière…

Devant Martyrs, j'ai ressenti une peur viscérale puis un grand vide. Comme une difficulté à me situer… De vous à moi, ce n'est pas franchement bon signe.

Alors après ce petit commentaire gentillet mais qui donne le ton, si vous souhaitez voir ce film, buvez un coup avant ! Parce que si le but de Pascal Laugier était de faire un film de violences, c'est réussi, mais quel dommage!

Ma moitié s'en mêle finalement et vous dit : si vous voulez voir un film un peu glauque mais vraiment réussi, préférez plutôt Surveillance de Jennifer Chambers Lynch.

lundi 23 juin 2008

Illustrer la Fête de la Musique

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Etudes de musiciens au feutre
 
Je vois la Fête de la musique comme un évènement qui permet aux musikos de tous bords de jouer leur répertoire ou celui des artistes qu'ils admirent. Les villes se transforment alors en boîtes de nuit de plein air, en cabarets sympathiques, ou en immenses dance floors.
 
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Etudes d'un danseur - Encre de Chine et lavis
 
Chacun oublie son manque de rythme, sa patte folle ou tout simplement sa timidité pour danser, s'amuser et rencontrer autrui. Et, quand la météo est au rendez-vous, quelles bacchanales en perspective!
 
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Sarabande et fanfare
Aquarelle, encres Colorex et crayon sur papier Posada - 27 cm x 39 cm
 
Dommage que cette fête ne dure qu'un jour. Nous aurions bien besoin de musique dans nos rues parisiennes et ailleurs, plus souvent !

vendredi 16 novembre 2007

Illustrer un conte pour enfants ?

Parfois, d'un personnage esquissé, plus particulièrement de l'expression que je lui ferai prendre volontairement ou non, naît l'orientation que prendra l'illustration du conte.  Il faut dire que j'ai une préférences pour les personnages dits "négatifs" tels que les ogres, les sorcières ou le loup.

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Tête d'ogre
Crayon et feutre - 2007

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La sorcière à la pomme empoisonnée
 Feutre - 2007

*
Je continue à chercher comment illustrer d'une manière personnelle des contes traditionnels, maintes et maintes fois adaptés. Comment proposer de la nouveauté dans un domaine où tout semble avoir déjà été dit, dessiné, peint ou photographié?… Quel parti prendre… sans s'enfermer dans un système, une mécanique graphique, des recettes toutes faites…Comment “innover” tout en restant constant?

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En attendant Barbe-Bleue (Détails
Stylo à bille sur papier sur papier vergé


De nombreux illustrateurs que j'admire sont passés par les contes, de Arthur Rackham à Lorenzo Mattotti en passant par Sarah Moon… Je regarde ce qu'ont fait les autres par curiosité ou envie parfois ; mais finalement, il s'agit de parler de mon rapport singulier aux contes, d'en donner une lecture particulière,  reconnaissant de fait sa partialité. C'est ce qui me semble important : toute lecture se doit d'être engagée pour éviter d'être une inutile répétition du texte. Pour cela, il faut chercher, chercher encore. Mon premier jet contient souvent toute ma réflexion, brutale, spontanée et sincère…

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Hansel surpris par la sorcière
Crayon sur papier Canson

Ma principale difficulté est de travailler un conte dont les interprétations sont très nombreuses. Je m'explique. 

Prenons le Petit Chaperon Rouge. J'aime tout particulièrement ce conte sans vraiment savoir pourquoi. Je connais beaucoup de versions illustrées qu'il s'agisse d'adaptations ou de reprises du texte “original” (ou originel, comme on veut). Par exemple, connaissez-vous le drolatique Petit Chaperon rouge de ta couleur raconté par Vincent Malone, l'inquiétant Rouge Rouge petit Chaperon Rouge de E. Van de Vendel et I. Vandenabeele (aux éd. du Rouergue), la version tendre et vraie d'Eric Battut, Freeway, l'adaptation cinématographique trash de Matthew Bright (1997), le perturbant Petit chaperon rouge de Sarah Moon (aux éd. Grasset), la publicité de Luc Besson pour le Chanel n°5 (1998), le corrosif Hard Candy de David Slade (2006) … ? 

Autant de lectures et d'adaptations qui exploitent les multiples facettes et sous-entendus de ce conte traditionnel. Ce conte m'évoque tour à tour une morale chrétienne, des conseils maternels, l'ambivalence de l'adolescence, le viol, la peur de la dévoration, une esthétique particulière…. autant d'interprétations parmi lesquelles je me suis noyée afin de trouver une version satisfaisante…

Une direction parmi d'autres : une mise en image de ce conte pourrait mettre en scène l'idée de menace et de séduction ambiguë.

"Une menace louve pèse sur le Chaperon rouge, pas si innocent que cela" - Texte libre à partir du conte.
 
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Jeux de séduction ?
Crayon et feutre noir sur papier aquarelle - 2007


 
Toujours obsédée par la mise en images de textes pour les adultes lus aux enfants, j'ai choisi de travailler sur plusieurs contes considérés comme des classiques. Non pour rivaliser avec de grands illustrateurs, mais simplement comme un défi parmi tant d'autres. Et quel défi!

Dans mes précédents articles, je parlais de la difficulté de trouver l'atmosphère juste et le style naturel pour illustrer des textes maintes fois racontés.
 
En m'interrogeant, par le dessin, l'attrait pour la ligne et la couleur, je réalise peu à peu que l'on peut traduire différentes ambiances, d'une manière particulière à chaque fois tout en conservant les grands lignes de son “style”. Après, il convient de s'adapter pour sans cesse être capable de se renouveler… Avant tout, il me semble important de parvenir à déterminer ce qui nous chiffonne dans le dessin, ce qui nous pousse à choisir tel outil, tel papier, telle couleur ou tel sujet… déterminer la “nécessité intérieure” qui conduit à l'acte de dessiner… Mais , je m'égare encore peut-être.  Quelques exemples accompagnés d'un texte libre.

La sorcière surgit de sa maison tout en sucre pour surprendre les petits gourmands qui lui boulottent son logis."  - Texte libre à partir du conte Hansel et Gretel
 
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Encre et aquarelle sur papier Ingres - 30 cm x 20 cm - 2007


"Monsieur Loup se pourlèche à la vue du délicieux petit Chaperon rouge. S'il savait, le pauvre"… - Texte libre à partir du conte Le petit chaperon rouge
 
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Encre et aquarelle sur papier Ingres -
20 cm  x 30 cm - 2007

"La belle et naïve Blanche-Neige craquera-t-telle pour l'étrange fruit que lui tend cette non moins étrange femme. "- Texte libre à partir du conte Blanche-Neige
 
Encre et aquarelle sur papier Ingres -
20 cm x 30 cm - 2007

Arbres imaginaires

Une feuille m'est tombée un jour sur la tête et je l'ai trouvée jolie. Pour la célébrer, j'ai décidé le jour d'après de consacrer du temps à des dessins sur le thème de l'Arbre.

Bienvenue dans ma nature imaginaire. Essais en images. 
 
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Coupes
Stylos et feutres sur papier vergé - 2007
 

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Le Pays froid
Encre de chine, aquarelle et feutre sur papier bristol -
20 cm x 20 cm -  2007
 

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Le Lieu polygone 
Encre, aquarelle et feutres sur papier aquarelle - 2008


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A travers les arbres
Fusain sur papier Kraft - 20 cm x 20 cm - 2008