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samedi 18 mai 2013

Journée européenne des musées

Aujourd'hui 18 mai, c'est la fête des musées*. Vive les musées !

Pour ma part, je suis ravie à l'idée de pouvoir m'y promener à la nuit tombée. Car j'adore visiter les  musées et autres lieux consacrés aux arts en particulier (fondation, hôtel, maison, halle, institut, galerie ou centre). Il y baigne une ambiance singulière. J'y entre pour des raisons variées :

Par exemple, je vais à Beaubourg ou au Mam de la Ville de Paris, pour découvrir ou redécouvrir l'art moderne et contemporain, je sillonne les galeries du Louvre à la recherche d'intéressantes études, je parfais mon éducation en photographie, en design de mode, en sculpture et en art populaire, en poussant les portes de la galerie du jeu de Paume (Paris 8ème), du musée Galliera (Paris 16ème), des musées Rodin ou Maillol (Paris 7ème), ou encore de la halle Saint-Pierre (Paris 18ème). S'il m'arrive de chercher un certain dépaysement ou un regain d'énergie, je me programme une sortie soit à la Maison rouge (Paris 2ème), au musée de la Chasse et de la Nature (Paris 3ème), ou à celui de la Poupée (Paris 3ème)... Il m'arrive de faire des trouvailles insolites en allant sur un coup de tête voir des expositions dont j'ai entendu parler par hasard. Pour en citer quelques-unes : "Le livre d'artiste" du musée des Lettres et des Manuscrits (Paris 7ème), "L'art du jeu et jeu dans l'art" au musée Cluny (Paris 5), "Mascarades et carnavals" mise en scène par le musée Dapper (Paris 16ème), et "Kreyol factory" présentée à la Cité de la Villette (Paris 19ème).
 

© ema dée 

Je n'ai donc pas résisté à l'envie de produire une image pour un évènement auquel j'adhère complètement, tout en restant convaincue qu'une nuit dans l'année, c'est bien trop peu ! Pour créer cette image, je me suis inspirée d'artistes, de disciplines et de courants artistiques différents. Pour les courants artistiques, par exemple, l'Expressionnisme, l'art Naïf et la sculpture grecque. Pour les artistes, par exemple, G. Klimt, E. Schiele, C. Bombois, R. Magritte, A. Modigliani...
*La Nuit européenne. Au programme : expositions, performances, visites commentées, conférences, concerts, lectures, shows... La promesse d'excitantes balades nocturnes ?  Cf. Le site officiel de la Nuit.

Alors... sortons ! 

lundi 6 mai 2013

A tous les joyeux drilles !


© ema dée

BONNE FÊTE DE LA JOIE... à tous les aimables plaisantins, les gazelles enthousiastes, les rieurs-sans-soif, les boute-en-train persistants, les gais pinsons et les heureux rossignols, les timides farceurs et les fées enjouées.

Allégresse, Exaltation, Jovialité, Bonheur, Plaisir, Energie et Vivacité vous souhaitent une trépidante fête de la Joie !

mardi 30 avril 2013

Portraits de filles dans mon 1er imagier en autoédition

http://nsm08.casimages.com/img/2013/04/29/13042907591514882611135923.jpg Thomas pour ema dée © Crédits photos ema dée.

Peut-être vous demandez-vous ce que je fabrique depuis l'automne dernier parce que franchement, du mouvement, il n'y en a pas trop eu sur ce blog, depuis la publication d'un article traitant de mes dernières découvertes BD ?! (Ou peut-être que vous vous en fichez pas mal car vous partez du principe que chacun fait ce qu'il veut et comme il le veut)

Comme j'ai honte de vous avoir laissés si désœuvrés...

Vous allez donc tout savoir : je concrétise aujourd'hui un projet personnel qui me tenait vraiment à coeur. Je peux donc à présent hurler à ma fenêtre : JE L'AI FAIT! Quoi, me demanderez-vous? Et vous aurez raison de vous inquiéter, je vous remercie de vous montrer soudain si attentifs...Voilà, je réalise aujourd'hui la micro-édition d'un premier livre. Son titre : Extraits de filles. Son genre : Un imagier en noir et blanc. Je veux dans les lignes qui vont suivre partager avec vous une première expérience qui a pris son temps, il faut le reconnaître, pour arriver - heureusement ! - à son terme.

1) En amont du projet : la passion pour les imagiers

L'imagier que j'ai redécouvert en bibliothèques pour la Jeunesse il y a plus de 10 ans, est un genre de livres qui m'intéresse tout particulièrement. Et pour cause, tous les thèmes peuvent y être traités, dans des variétés de formats et de styles graphiques. Avec ou sans texte, l'imagier dénombre, présente, inventorie, décortique, met en vis-à-vis, compare, ordonne, rend compte, collectionne, catalogue... 

De plus, il peut se décliner en abécédaire, imagier thématique ou généraliste, numéraire, livre-jeu et tout à la fois s'adresser aux plus jeunes - on lui attribue alors notamment la mission de leur faire découvrir le monde et les initier à la lecture -, comme aux autres, chez qui ces livres de jolies images réveillent des instincts de collectionneur et des envies de voyage. Enfin, il n'est pas l'exclusivité de la littérature de Jeunesse, puisqu'on le retrouve dans la BD, la Photographie, la Mode, le livre d'artiste...

M'interrogeant sur cette forme livresque qui me séduisait de plus en plus au fur et à mesure que je découvrais de nouvelles publications, notamment celle des éditions Mémo, j'ai cherché à pénétrer davantage ses secrets. Car, je me demandais au fond : pour faire un bel imagier, que faut-il ? Des imagiers cartonnés du Père Castor aux livres d'artistes édités par la Galerie l'Art à la Page, quels étaient les points communs et les différences caractéristiques

Rencontrer notamment Kveta Pacosvka, Emmanuelle Houdard (2008, L'abécédaire de la colère, Thierry Magnier), et Blexbolex (2008, L'imagier des gens, Albin Michel) à quelques années d'écart, m'a permis d'envisager plus concrètement la fabrication d'un imagier : il y a toujours une idée de départ - même si elle peut se transformer. Elle est "documentaire" ou plus personnelle, jaillissant comme une envie irrésistible de montrer, de dire, de présenter, dans un ordre scolaire (abécédaire, numéraire), logique ou plus arbitraire, un sujet. Puis, il y a une organisation, une méthode pour chercher et ordonner ses idées. Bien plus, si l'imagier semble être chez certains auteurs une forme de création parmi d'autres, opportune, elle correspond chez d'autres à une manière de voir le monde : Joëlle Jolivet  (Costumes, Editions du Panama, 2007) explique qu'elle "aime dresser des inventaires de choses".

2) Mon imagier : des projets, une maquette

Avant de parvenir à Extraits de filles, j'ai expérimenté plusieurs projets :

- Trois imagiers sur support papier. Zoom (2007) cherchait à mettre en scène des "cadrages" particuliers, Charlotte (2008) qui, à travers des images successives dessinées au trait, présentait le quotidien imaginaire d'une fillette de 8 ans, et Gens de Hem (2009),  dans lequel je présentais des personnages fantaisistes accompagnés de textes décalés. Le premier m'a permis d'aborder les questions délicates de la technique et du support et de l'association d'images en couleurs et en noir et blanc, le second, celles du lien logique entre chaque scène et du personnage récurrent, enfin, le troisième, celle de la création d'une maquette avec InDesign et de l'ajout de textes personnels. 

A la faveur de ces premières expériences, je cernais toujours un peu plus précisément ce que représentait l'imagier pour moi seule. Parce qu'après avoir admiré le travail d'artistes confirmés, il devenait important, salutaire,  de m'en éloigner et de trouver un langage et des sujets singuliers.

- En avril 2010, je crée un blog baptisé Carnets de Moleskine, puis plus sobrement Carnets (fermé en avril 2013). Centré sur la publication d'imagiers "virtuels1", il a participé à cette réflexion d'ordre graphique, organisationnelle et thématique. Je pus par exemple "étudier" la peur et l'amour, illustrer des chansons et des idiotismes, représenter des objets familiers et des animaux... Cette publication contraignante de par sa nature m'a permis néanmoins d'évaluer l'intérêt de certaines techniques, d'approfondir mon langage plastique et de commencer à entrevoir mes propres sujets.

Extraits de filles fut d'abord la réponse à un besoin - fort - de réaliser un livre du début jusqu'à la fin, en assumant toutes les étapes de fabrication et de diffusion... ou presque. Comme la somme, mieux l'aboutissement d'un parcours de plusieurs années de réflexion, d'imprégnations diverses et de recherches conduites parallèlement au développement d'une démarche plastique s'intéressant à la mémoire. Une sorte de défi, pour voir comment ça fait d'aller au bout d'une idée, puisque jusque-là je ne disposais que de projets inachevés pour des raisons diverses.


http://nsm08.casimages.com/img/2013/05/01/13050109185914387611141047.jpghttp://nsm08.casimages.com/img/2013/05/01/13050109185814387611141046.jpg 
Ma première maquette. © Crédits photos ema dée.

Souhaitant me focaliser essentiellement sur la création d'une maquette solide et attractive, je pris le parti d'utiliser des images déjà existantes dans mon travail. J'aurai donc à mettre en scène des portraits de filles en couleurs et en noir et blanc et dans des formats différents. 1er constat : la difficile conservation des nuances de matières (lavis, encres Ecoline) quand l'image est scannée et retouchée pour donner des blancs nets. 2nd constat : l'harmonisation délicate d'images qui se suffisaient très bien à elles seules.

Ma première maquette associait en vis-à-vis texte court et image, le texte, humoristique, me permettant dans un premier temps de faire le trait d'union entre toutes ces images hétéroclites. Mon imagier s'est d'abord appelé Une fille, premier de la collection les Popooris.

3) Déboires et remises en question

Comment un projet au format 15,85 x 21 cm se transforme-t-il en un livre de la taille d'une carte postale ? Tout simplement parce que pour éditer mon livre, j'ai d'abord eu recours aux services d'une société d'impression en ligne et qu'après deux changements de maquettes et quelques mauvaises surprises qui ont failli me faire abandonner ce sympathique projet, je me suis tournée vers autre chose. Une solution de repli qui m'a amenée bien loin de mon projet de départ. Finalement.

1° - Pourquoi choisir une société en ligne d'aide à l'autoédition ? Moindre coût de fabrication pour l'auteur, vitrine plus ou moins gratuite bien pratique pour faire sa promo, tarifs préférentiels pour une commande en quantité, nombreux formats proposés pour certaines de ces sociétés, des collections qui permettent de mieux positionner son livre chez d'autres. Bref, que des avantages pour qui veut tester son travail de jeune auteur illustrateur sans trop s'engager financièrement.

2° - Pourquoi éviter d'avoir recours à des sociétés en ligne d'aide à l'autoédition ? Pratiquement pour les même raisons : les coûts de fabrication sont répercutés sur le prix de vente (ou commission) qui ont des minimums imposés, tout peut vite sembler trop formaté notamment les formats et les collections, enfin, il n'y a pas de relecture-correction du texte ni de vérification de la maquette envoyée sauf si vous payez votre demande, parfois un peu cher.

Je dirai que tout dépend de la société qu'on sélectionne, de sa "réputation" et de son degré de savoir-faire. Pour ma part, j'ai choisi la mienne parmi cinq, pour la simplicité de son fonctionnement... en apparence.

Les-bords-perdus.jpg
Un problème récurrent : les bords perdus.

La première impression de mon livre fut décevante car décalée ; la seconde pire : la reliure était collée de travers, les bords perdus2 de guingois. Ce contretemps digéré, je refis complètement ma maquette, en portant un soin particulier à ces fameux bords perdus, afin de repartir, toujours avec la même société, sur de meilleures bases : le livre sera plus petit, avec un peu moins de pages, des illustrations et des textes retouchés, enfin, une mise en page plus soignée. J'étais toujours motivée par ce projet. 

J'avoue cependant que, face au Colissimo de La poste contenant la deuxième mouture de mon projet remanié, j'étais franchement anxieuse. J'eus malheureusement raison de ne pas me montrer d'avance trop enthousiaste. La couverture fort jolie s'ouvrait sur une reliure dos carré-collé faite à la va-vite au point que le livre ouvert, des pages se détachaient déjà et on voyait encore les traits de coupe 4  sur des pages massicotées à la serpe !... Dommage.

4) La recherche d'un imprimeur à l'écoute

Dégoûtée par le SAV de la société en ligne qui me culpabilisait à chaque fois que je pointais - à tort ou à raison - ses dysfonctionnements et ses manques, je décide d'affronter ma peur : j'ouvre les pages jaunes à la recherche d'un imprimeur avec qui je pourrai discuter en direct de mes difficultés et trouver des solutions saines.
 
Au total, j'ai rencontré sept imprimeurs desquels j'ai recueilli une masse d'informations précieuses. Par exemple, sur  la différence qualitative et quantitative entre le numérique et le  laser, le pourquoi des tarifs d'impression variant du simple au quadruple pour les mêmes quantités commandées, sur la question de la reliure en fonction de la pagination et... la gestion des bords perdus. Car il faut bien se l'avouer, n'est pas maquettiste qui veut.

Obsédée par ce projet qui n'en finissait pas de changer, j'insistai malgré tout. Un peu perdue, je m'adressai à une société parisienne spécialisée dans la reprographie et qui diversifiait ses activités en proposant d'imprimer les autoéditions de livres. Leur site était attractif, l'accueil en boutique courtois. Enfin, je découvrais les papiers, faisais l'expérience d'avoir un devis !... Après un tirage d'essai moyen que je dus quand même payer, j'allais ailleurs, avec sous les bras, un livre somme toute assez proche dans sa présentation de l'idée que je m'en faisais. Ce fut là une sorte de demi-victoire : j'optai  définitivement pour un imagier au format A5 fermé et une reliure en cahiers agrafés5 plutôt qu'en dos carré-collé, un peu incertaine.
 
Le reste, c'est-à-dire que j'avais encore à trouver un prestataire capable de me fournir une impression sans failles même avec un petit budget6 de départ, je l'ai trouvé satisfait, sans trop y croire,  il y a un mois, chez un imprimeur près de chez moi, habitué à imprimer des livrets pour des petites sociétés et des fanzineurs. Il a pris le temps de m'expliquer ce qui clochait dans ma maquette - j'étais toute ouïe, on osait m'en parler de manière constructive. Il m'a proposé de faire un tirage d'essai. Ensemble, nous avons procédé ensuite aux corrections définitives avant l'impression finale. Tout ne devrait-il pas se passer ainsi ?  J'avais eu raison d'avoir quelques "exigences" éditoriales.

5) En conclusion : Pourquoi se lancer dans la micro-édition?

Pourquoi pas ? Du moment qu'on évalue un peu les risques en amont et qu'on tient bon... Ce n'est pas une démarche originale :  le fanzine existe depuis longtemps soit comme fin pour avoir entre les mains un bel objet fini, soit comme moyen de se faire connaître, rencontrer d'autres créatifs sur des salons, diffuser ses idées, contourner un système... En cela, la micro-édition (ou auto-édition, autoproduction) peut avoir une valeur d'engagement idéologique, de la bande dessinée à la musique en passant par la poésie.
 
Dans mon cas,  c'est d'abord donner la possibilité à ceux qui me suivent de me collectionner comme des reliques, ensuite, dans mon parcours artistique c'est marquer un passage en fabriquant des objets ludiques et intimes. Pour finir, cette première expérience jonchée d'obstacles - Ô sinistres obstacles ! - m'a ouvert les yeux un peu plus grand sur l'activité d'auteur illustratrice  : je dispose à présent d'un savoir pratique précieux que j'entends bien réutiliser très bientôt !

6) Complément d'informations : 

Micro-glossaire personnel :

1-Virtuel : Terme noté entre guillemets dans le texte parce que mes imagiers n'existent que dans mon imagination, cependant parce qu' ils ont vraiment pris sens sur mon blog, je les qualifie ainsi.
2-Bords perdus : Pour éviter l'apparition d'un liseré blanc à l'impression d'images occupant toute la page, j'ai appris à les paramétrer avant d'enregistrer ma maquette en PDF. En prévoyant un bord perdu d'environ 3  à 5 mm,  mes pages de motifs ont fini par être correctement imprimées.
3-Reliure en dos carré-collé : Mon premier essai était composé de cahiers collés entre eux. La couverture avait un dos carré de 3 mm de large.
4-Traits de coupe : Quand tout se passe bien, ils n'apparaissent que sur la maquette en PDF afin de guider l'imprimeur.
5-Reliure en cahiers agrafés : Cette reliure consistant en l'agrafage des feuillets entre eux en leur centre par deux agrafes pour un projet tel que le mien devint l'option la moins onéreuse et la plus fiable. Mon livre est plutôt considéré comme un livret.
6-Petit budget : L'auteur (moi) qui s'autoédite peut avoir des frais plus importants qu'un éditeur ordinaire, parce qu'il veut des petites quantités et que les tarifs d'impression sont du coup plus élevés. J'en ai fait le constat. Donc, il faut se montrer déterminé(e) face aux imprimeurs (évitez les compromis qui altèrent trop le projet de départ) mais souple tout en gardant à l'esprit son prix de vente et les règles du Marché.
 
Micro-bibliographie pour les micro-curieux :

Marion Bataille, 2008.  ABC 3D. Albin Michel
Nicolas de Crécy, 2004. Des gens bizarres. Éditions Cornélius
Yann Fastier, 1999. Et ça t'amuse ? [treize] étrange
Simon Kohn, 2004. L'autruche autostoppeuse. Thierry Magnier
Isabel Martins (texte), Bernardo Carvalho (ill.), 2007. Les jours de la vie. Éditions Sarbacane
Nicolas Poupon, 1999. Un nuage de lait. [treize] étrange
Serre, 1981. Savoir vivre. Glénat

7) Mon premier imagier en personne :

 
© Crédits photos ema dée
 
Extraits de filles
Micro-édition au format 10/15 cm imprimé sur offset 100g. 40 pages en N&B. Première impression en 20 exemplaires. Couverture souple en couleurs.  Disponible sur demande.

mardi 22 janvier 2013

Les fées fêtent ton anniversaire, Thomas !

Elles se sont penchées sur son berceau il y a 39 ans. Aujourd'hui les voilà réunies à nouveau pour célébrer l'heureux événement. Ivresse, Paresse et Caresse souhaitent un joyeux anniversaire à Thomas ! JOYEUX ANNIVERSAIRE !


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" Il est pô maaal, hein, Paresse ?!
- Ouaaais, on a fait du beau boulot, je crooois. N'est-ce pas, Caaaresse ?
- Tu l'as dit, ma dodue. Bon, ça s'arrose, Ivresse ?
- Par-fai-te-te-m-ment. "

 © ema dée   
 

mardi 13 novembre 2012

Musées de l'insolite, bibliothèque précieuse et salon indépendant

Retours sur des vacances placées sous les rayons éblouissants de la culture :

*En Belgique, cet été :

librarium 
Librarium, un musée entièrement dédié à l'histoire de l'Ecrit et du Livre. Tout récemment ouvert au sein de la Bibliothèque royale de Belgique, cet espace expose dans des parcours didactiques, des collections renouvelées de livres, d'estampes, de journaux, d'objets rares collectionnés par des artistes célèbres, par exemple. La scénographie qui mêle judicieusement e-books, vitrines et bornes interactives, a de quoi séduire les amateurs curieux et comme les spécialistes. Un Bruxelles bibliophile.
    
stroff 
Le musée d'art spontané. Un espace intime et simple qui  présente sur deux étages les créations dépaysantes d'artistes outsiders, autodidactes d'origines sociales et de conceptions artistiques variées. Ce sont des collages compulsifs, des sculptures en papier mâché ou en céramique, des tableaux expressifs aux couleurs chatoyantes ou tout de laine tricotée et cousue à la main par exemple. Des objets atypiques, insolites, tendres et bizarres mais toujours sincères et forts comme les pièces façonnées par l'artiste Stroff. Un Bruxelles brut et naïf.
   
*Et en France, il n'y a pas très longtemps ...

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Plonk et Replonk. Ces deux artistes suisses spécialistes du montage photographique et des images d'antan décalées, sèment depuis début janvier 2012 au Musée de la Poste, leurs blagues et détournements visuels Leur intervention propose de découvrir ou de redécouvrir, avec un oeil amusé et à l'affût, les collections permanentes du musée. Un parcours complètement timbré avec plus de 60 objets à découvrir ! Et ça dure jusqu'en janvier 2013 au 31 décembre 2012.

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Le second salon du Fanzine dans le 20ème arrondissement de Paris. Organisé par la très grande Médiathèque Marguerite Duras et la maison d'éditions indépendante Papier gâché, du 17 octobre au 4 novembre derniers, ce festival se constituait d'une exposition de fanzines envoyés du monde entier suite à l'appel à contributions de la maison d'éditions, d'une rencontre-conférence et de la vente sur un week-end de tout plein de produits auto-édités jolis, jolis : affiches, sérigraphies, produits dérivés, éditions graphiques.   

Productions illustrées de qualité hyper professionnelle ou créations graphiques inclassables, ce sont pour certaines de véritables revues expérimentales à découvrir, pour d'autres, des livres d'artistes à acquérir. Rendez-vous, on l'espère, l'année prochaine, même lieu, mêmes dates.

Et, c'est tout pour aujourd'hui.

dimanche 11 novembre 2012

Ema dée au 15ème salon du petit format de Truyes

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Du 24 novembre au 9 décembre 2012 inclus, 50 artistes plasticiens, créateurs d'images et d'objets, sélectionnés par un jury de spécialistes de l'Art, participeront au 15ème salon du petit format, organisé par l'association culturelle 3P2A.


" L'originalité de cette exposition réside dans le format des oeuvres qui pour l'art mural (peintures, dessins...), ne doit pas dépasser 30x30cm et pour les objets en volume (sculptures, céramiques...), 40cm en diagonale..." (Propos extraits du site de 3P2A).

J'exposerai à cette occasion un ensemble d'oeuvres constitué de dessins, de portraits et de compositions figurant différents états de la femme.

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Derrière ces représentations qui puisent dans mes souvenirs et allant de la jeune fille aux dames, se dessinent, en couleurs et en noir et blanc, un nouveau concept créatif et personnel intitulé "La femme éclatée".
 
15ème Salon du petit format de Truyes
Vernissage en présence des artistes le 24 novembre à partir de 19h00
Pour télécharger une invitation au pot de l'amitié, c'est ici. 

Château de Bel-Air
29, rue du Clocher ou 27, rue de Château-Jouan
37320 Truyes
Tél. : 02 47 43 28 45 (+ répondeur)

Horaires :
Lundi à vendredi 15h-18h
Samedi & dimanche 15h-19h

*Contact et renseignement sur le salon : www.petitformat.com - contact@petitformat.com
*Contact et renseignement sur l'association : 3p2a.free.fr - 3p2a@free.fr
  
Au plaisir de vous croiser au vernissage.


ema dée

mardi 3 juillet 2012

Et si vous passiez un charmant été entre adultes ?

"Hier, je suis passée devant un lycée. C'est comme ça que j'ai appris que c'était un jour "spécial" pour beaucoup d'ados en France. J'ai reconnu dans les visages crispés, les yeux gênés, les sourires cachés derrière les mains et les petits groupes tendus, prêts à exploser de joie ou de chagrin, l'attente. Hier, sur tous les murs des lycées de France, on a affiché la Liste. Hier, tous les ados de France ont su quel serait leur sort.

Chers internautes,

J'ai lu dans ces jeunes visages cette attente que je connais bien...

Je me suis sentie proche de ces filles et de ces garçons agités, préférant être seuls ou agglutinés les uns aux autres pour se chauffer le coeur, riant trop fort, cherchant le mot  pour distraire les esprits, se remontant le moral en refaisant ensemble, en dix minutes, le bilan de l'année scolaire, pour anticiper l'évidence, deviner la sentence... Sans pouvoir l'empêcher, tous les masques sont tombés. Bosseurs, tire-au-flanc, premières de la classe, geignards, littéraires, sportifs, rêveuses... tous ont su hier.

Je me suis sentie proche d'eux parce que je suis moi aussi passée par cette attente nerveuse, cet état incertain où l'on ne sait s'il faut rire ou pleurer, où l'on n'ose pas penser au résultat, où l'on prie sans se faire voir et où l'on espère avoir donné le meilleur de soi-même pour ne pas revenir l'année prochaine, même lieu, même heure, même appréhension dans les yeux.

Cette attente, cet état indéterminé du corps et de l'esprit, dans lequel je me retrouve à chaque moment important de ma vie, je les ai bien reconnus.

Je cherche, alors que j'écris, quels sont les jours spéciaux pour nous qui sommes entrés dans l'âge adulte. A quoi détermine-t-on d'ailleurs ce passage? Ici, il n'y a pas de cérémonie ni de rite d'initiation, pas de remise de prix, pas de souscription ni de lettre d'admission "Bonne ou bon pour le service", pas d'uniforme, pas de guide pratique ni de service après-vente.

Etre adulte se voit-il à l'état de notre corps ? Plus on a les dents jaunies plus on est adulte? Plus on peut compter de traces d'opérations chirurgicales, plus on est sage? Ou bien alors, plus on entend les os craquer quand on s'assoit, plus on a d'expériences de vie à partager? Etre adulte se détermine-t-il à l'aune des choix que nous faisons? Rester le plus longtemps possible à s'emmerder au même poste de travail, ou détenir le record d'amis les plus ennuyeux du monde? Comptabiliser le taux le plus fort de fêtes programmées, commémorant des évènements abstraits, dans les mêmes lieux anodins, en meute ? Ou parler très fort pour ne rien dire, s'imposer, embrasser des causes auxquelles on ne croit pas, juste parce qu'il est de bon ton d'opter pour un bord et de porter ses couleurs cousues sur la poitrine? Devenir adulte se mesure-t-il aux relations que l'on a avec son entourage? Silencieuses et amères, superficielles et tranquilles, mais fidèles au poste, attention! Ou devient-on adulte parce qu'on a des responsabilités ? Un adulte accompli a-t-il le droit de fuir, d'abandonner, de rêver de liquide amniotique?

J'attends de savoir quand je serai autorisée à être une adulte.

La Mode aime piocher, mêler, confondre toutes les périodes et les références. Les modes passent, le style est éternel. J'aime à penser de la même manière qu'être adulte c'est revêtir un costume changeant et permanent et qu'il faudrait s'inventer des moments-clés ou des épreuves à la manière de certaines tribus, des cycles, se créer des repères ou des critères pour distinguer les vrais adultes des contrefaçons, s'inventer des signes pour se reconnaitre n'importe où, se sourire et avancer dans la confiance, repousser les fausses fraternités...

Pour ma part, depuis peu,  je fête mes réussites, note mes changements d'état pour mon autobiographie future ainsi que la traversée obligée d'étapes que je n'ai pas décidées et les désillusions qui vont avec. Dans la colère, les cris, la fureur, la joie... J'aime l'idée de "saison". Aussi, pour accueillir l'été, je me suis rasée le crâne, j'ai acheté une corde à sauter à paillettes qui joue en boucle Girls just want to have fun de C. Lauper, je me suis faite tatouer sur l'épaule du milieu "Toujours vivante malgré vous !" à côté de "Ma peau de vie, vous l'aurez pas." de l'été dernier et je me suis engagée à tenir, en parallèle de mes sujets culturels et artistiques favoris, un journal de rencontres insolites.

Et vous, que faites-vous pour célébrer votre condition d'adulte... et l'été 2012 ? "

© ema dée