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jeudi 19 mars 2026

Petites & Grandes frousses, une invitation toujours actuelle à explorer nos peurs

Faisant immédiatement suite à l'article que j'ai publié en février sur la reprise de mon projet de graphzine FOUTOIR, voici un petit focus sur le #2 de cette publication en édition limitée, imaginée et autoéditée en 2024.
 
Petites & Grandes frousses fera l'objet de plusieurs présentations à l'occasion de salons d'éditions indépendants successifs, auxquels j'ai eu la chance de participer  ces deux dernières années : SoBD (Halle des blancs-manteaux, Paris 3ème), Salon Micro-édition/ Festival international de Bande dessinée à Lausanne (ou BDFIL), le Salon Made Anywhere (2), enfin le festival Ecrire ! à Rennes. Si à ces diverses occasions culturelles et artistiques, mon fanzine rouge a été regardé, manipulé et interrogé du regard par les visiteurs et les visiteuses, ce n'est qu'au cours de la manifestation rennaise, face à un public venu découvrir ou redécouvrir des livres d'artistes, que j'ai pu déterminer l'impact de son contenu et la peritnence de mon parti pris.

Un contenu qui, à vrai dire, m'a longtemps posé question. En effet, depuis les débuts, en 2011, de mon projet d'écriture créative et de dessin au trait sur la peur ressentie à l'âge adulte, je n'ai eu de cesse de m'interroger sur la valeur et la portée de ces contenus. De ces divers écrits, de ces dessins d'illustration pourtant réalisés à partir d'une recherche documentaire convaincue en Sciences humaines et l'interrogation sincère d'amis proches.

(Cet aspect de mon investigation m'avait d'ailleurs beaucoup amusée, quant à elle. Je posais la question suivante : "Parlez-moi de l'une de vos plus grandes peurs ?" Et, je notais précieusement la réponse donnée, avec selon le cas, une première intuition.) Parce que les réponses collectées, enrichies par mes propres expériences et mes lectures définissaient un cadre d'exploration vivant, le propos m'apparaissait fondé, ancré. Sur le moment. Néanmoins, la cohérence de cette recherche, je veux dire son actualité, ne s'est manifestée à mon esprit qu'assez tardivement. C'est pourquoi, aujourd'hui, je remets ce parcours au goût du jour en montrant quelques-unes de ses facettes de conception et de création. 


 1°) Tout d'abord par les images qu'il contient. La couleur rouge vient tisser un fil entre des scènes imaginaires, représentées sous des points de vue variés et dessinées pour certaines à plusieurs mois d'écart, voire une année. C'est que la mise en images des peurs collectées n'allait pas forcément de soi ; il y a eu des tâtonnements. Parfois, l'écriture d'un récit bref, d'un dialogue, d'une définition, a pris le pas sur l'illustration, la mise en mots a remplacé la mise en images. Il y eut aussi des rejets de certains visuels - considérés comme inappropriés ou trop vagues pour le propos. Et puis, pour l'économie du graphzine, dont le nombre de pages a été limité à 24 contre les 102 pages du premier livre, il aura fallu comme "dégraisser". 
 
 2°) Par la couverture, par le titre (global et de partie), pour lesquels j'eus aussi quelques hésitations. Que devais-je conserver de la première mouture de Peurs, Images & Textes de 2014 ? Les essais de mises en pages du texte de la quatrième de couverture, les recherches dans la combinaison harmonieuse entre des polices manuscrites et des mots dactylographiés ou celles concernant les matières que je souhaitais obtenir et que je voulais très présentes... tout cela a été permis grâce à une démarche de réactualisation critique de mon propre propos et de ce qu'on appelle la "réactivation d'archives" à travers un mode créatif et réflexif.
 

3) Par l'affirmation d'un choix coloré et d'un style graphique spécifiques. Le trait est fin, dense, noir ou rouge. Le style expressionniste. L'influence de la gravure ne se cache pas. C'est dans l'après-coup que ces partis pris sont devenus comme une marque de fabrique et le signe d'une intention pour ce projet d'inventaire. La couleur rouge, quant à elle, fait directement référence à un moment de ma vie, à une pièce bien précise, une salle de bain, dont les murs avaient été peints en rouge profond par mon père. Le fanzine a toujours eu et conserve une origine "utérine" - si je puis dire. 
Pour sa part, l'idée sous-jacente qui m'a fait utiliser initialement l'adjectif  "nue" fut celle de proposer un inventaire sans fard de la Peur. Un peu brute et brutal. D'où le style graphique, les outils utilisés, les cadrages retenus... L'étape au cours de laquelle j'ai créé des matières picturales monochromes pour rompre avec le dessin de couverture au sujet un peu attendu et que j'avais produit pour accompagner un texte autofictionnel sur les animaux, a permis en 2024 de partir dans une tout autre direction. La dimension "poétique" du premier titre du graphzine a été écartée. Le caractère un peu BD de la couverture initiale a été lui aussi abandonné.
 
 


 
Dans l'intervalle de temps entre les deux projets d'autoédition, d'autres expériences créatives sans rapport avec eux ont eu lieu dans mon atelier de poche. Elles furent plastiques, en volume, sonores... J'y ai fait des découvertes. Notamment celle-ci : la recherche-création thématique menée au long cours peut gagner en intérêt, si elle s'autorise à se déployer à travers différents objets - uniques - ou en multiples. Ainsi, la Peur explorée à travers le temps, les traces déposées par mon étude, ont joué le rôle d'une matrice à partir de laquelle il est devenu possible d'investiguer au niveau formel, textuel, sémantique et esthétique. Et, de manière métaphorique, de réinterroger mon rapport à la frayeur, à la phobie, au trac, à la surprise, à la névrose circulaire...  sous un mode ludique, par exemple.
 


 
p.s. : Le graphzine Petites & Grandes frousses est disponible sur demande au prix net de 15 euros. (Le montant des frais de port est déterminé selon le pays d'expédition et le nombre d'exmplaires désirés). De la même manière, certains dessins originaux, sur papier aquarelle et papier Bamboo et de dimensions 19 cm x 19 cm , peuvent être acquis ainsi que des reproductions faites par mes soins sur papier numérique.
Par contre, les objets nouvellement créés pour accompagner ce fanzine ne sont pas à vendre - pour le moment. 

©ema dée

mardi 3 mars 2026

Série Rose, verte ou noire... mon graphzine FOUTOIR reprendrait-il du poil de la bête ?

Chères toutes, chers tous, 

Curieusement, dès que je publie des nouvelles de ma très récente production en cours sur instagram, l'élan enthousiaste s'épuise dès le lendemain. Dès le lendemain, voilà que la source à idées est épuisée. Comme si le fait de dire, - de partager plutôt -, me mettait soudain dos au mur, face à l'inéluctable : créer ou perdre sa dignité ! Faut-il pour créer vivre cachée ? Je dirais même plus : Faut-il pour faire aboutir ses idées ne piper mot de soi, alentour ?

Je me permets donc, ici et nulle part ailleurs, d'explorer ce sentiment bizarre d'être dépossédée à partir du moment où je me/ le livre, même par fragments. 

Par exemple, cela fait déjà plusieurs semaines, mois, que j'évoque la poursuite d'une de mes nouvelles création en autoédition, le graphzine FOUTOIR/ archives vivantes, avec un prochain numéro portant sur le rose masculin. Et pourtant, bien qu'il me semble qu'il arrive comme une évidence après la collection Horlart, les premiers livres autopubliés hors collection et le #2 Petites & Grandes Frousses, je traîne la patte, je procrastine, je tergiverse, je m'agite en tous sens et j'hésite, je me QUESTIONNE ! 

 

Il faut dire que parmi mes méthodes de travail, il en existe une qui trouve sa logique dans la prise/ perte de temps. Depuis deux ans, je me laisse du temps, pour respirer, imaginer des possibles, entre les publications. Leur donner le temps d'être découvertes grâce aux salons, aux festivals, et à moi depuis mon atelier, de penser à des formes d'autopromotions inédites. Et je me laisse du temps entre les différentes étapes d'une création seule. Je ne devrais peut-être pas, finalement. Ce rythme saccadé s'explique avant tout par une adaptation qui commence à dater à des contraintes professionnelles marquées par des ruptures et de nouveaux contrats ainsi que des temps de formations ou de préparation de concours liés à mon autre vie. J'ai pris l'habitude d'avoir peu de temps pour ma pratique artistique. Aussi, celle-ci a-t-elle été menée durant des années par à-coup, par vague(s). C'est pourquoi prendre mon temps ne constitue pas en soi un problème. A priori...

Sauf qu'à force de me donner du temps, les projets de création s'accumulent dans des dossiers et à certains moments, j'ai comme un bug. Parce que je ne sais pas par quoi commencer quand je me plonge à nouveau dans ces archives, je ne sais pas à partir de quoi me remettre au travail. C'est la panique ! Associée à ce sentiment, celui de passer à côté des choses les plus intéressantes, de gâcher ma créativité, la pertinence de certaines pistes, en me donnant l'excuse du temps et en ne sachant plus quoi reprendre ou sur quelle archive diriger mon énergie et mes idées. Si la chose ne ressemble à rien de spécifique sur le moment, qu'elle ne raccroche avec aucun de mes projets en cours, avec la distance - cirtique, forcémeent ! -, je vais y voir quelque chose émerger, à un moment donné. N'est-ce pas un leurre ? Un leurre pour tromper la peur de m'y mettre vraiment ?

Car, aujourd'hui, prendre mon temps ressemble plus à une excuse pour m'adonner sans réserve à une autre actvité dont l'origine date elle aussi : expérimenter, explorer, pratiquer avec le seul but de pratiquer, de plonger dans des formes nouvelles à venir. De ces moments, de multiples traces, en volume, en dessins plus ou moins aboutis et la conviction que je me prépare là des projets à venir : mes archives en cours. C'est-à-dire que je tente de semer des graines, qui auront le temps de germer, puisque entre temps, dans l'intervalle, je vais faire aboutir d'autres projets. A bien y réfléchir, n'est-ce pas une sorte de fuite en avant 

J'apprends d'aucuns qu'il est possible de se déformater, il est possible de casser un système d'organisation, une manière de penser obsolète, inadéquate, bloquante, pour en mettre une autre en place, plus en phase avec le moment. J'apprends aussi de quelqu'unes que cette angoisse, omniprésente, qui se loge notamment dans ma poitrine, entre les salons et les festivals que je fais, pile dans la période où il faudrait justement que je produise intensément portée par le souvenir bienfaisant d'échanges encourageants, la vente de mes livres, de mes dessins,  peut être trompée par une activité continue, mais bien conduite ! Vers la production et la création d'objets identifiables. Je veux dire, des formes abouties pour des contextes artistiques et littéraires identifiés. Il convient non plus de produire dans la perspective de, comme attendre l'autorisation de je-ne-sais-qui pour faire, mais de produire pour créer la perspective de, car la perspective de existe de toute manière. Je le sais ; je possède également des archives de diverses pistes, dans l'édition, l'exposition d'art, la pédagogie, la recherche... De plus, c'est un état, produire pour créer, qui doit être le plus permanent possible, considéré non plus comme une activité ponctuelle, mais comme une véritable activité source de revenus, de réseaux et de fiertés - tout à la fois !

Pour donner corps concrètement à ce nouveau mot d'ordre, j'ai décidé de mener de front la création de trois nouveaux graphzines FOUTOIR à partir de mes dossiers archives :

- Série rose (titre provisoire) : ensemble de portraits d'hommes accompagnés de leur objet/ animal/ mot fétiches ;

- Caractérologies naturelles  (titre provisoire) : ensemble de dessins sur la relation corps de l'arbre - corps de femmes ;

-Typomaniac ! (titre provisoire) : exposition organisée d'un choix de fonts de couleur noire issue de ma production personnelle.

Rendez-vous dans un ou deux mois pour observer le(s) beau(x) résultat(s) concret de ce nouveau rythme créatif ! 😉

Et pour patienter le temps que de l'idée conçue émerge un nouvel objet concret tiré en 20 exemplaires dans la perspective d'un prochain salon. Le temps que des intuitions renvoient à des réalisations palpables et surtout feuilletables à la table d'un festival à venir. Je vous propose de vous mettre sous la dent des images rouges rouges, des textes noirs noirs, le tout imprimé sur papier blanc. Voici une courte vidéo qui présente le #2 de FOUTOIR/ archives vivantes : Petites & Grandes frousses.


©ema dée 

lundi 23 février 2026

Une recherche-création sur le dessin de lettres aux allures de work in progress - Suites

Depuis mon défi graphique de 2023 au cours duquel j'ai dessiné à l'encre les 26 lettres de l'alphabet latin comme autant d'univers intimes à développer ensuite, je ne cesse de travailler le sujet. La lettre, la typographie et le noir et blanc ont constitué mes éléments de réflexion et de recherche de départ. Mais, je m'en suis rapidement écartée, pour en premier lieu, explorer le volume. 

Ai-je utilisé des modèles  ? Oui. Pour mon dessin à contraintes, j'ai voulu partir de ce qui existe. Aussi, comme je l'explique dans le premier article consacré à l'écriture dans sa dimension plastique, j'ai beaucoup regardé, analysé et redessiné des lettres extraites d'affiches Art déco, par exemple. Pour (re)lire mon premier retour d'expérience créative sur la typographie à la main, afin de se faire une idée de mon parti-pris, cliquez sur le lien suivant :  Mes lettres de l'alphabet en noir et blanc.

J'ai souhaité explorer le volume car l'expérience du dessin de lettre quotidien, au moyen d'outils strictement graphiques tels que la plume, le feutre fin ou le feutre pinceau, a fait émerger l'envie de profondeur et de manipulation de matériaux bruts à des fins de transformation(s). Ce fut l'une des premières étapes vers l'élaboration d'une typographie artisanale comme projet de recherche - création. (Aux côtés des thématiques du corps - fragment et de la mémoire des arbres qui représentent actuellement mes deux autres grandes préoccupations artistiques.)

Car, je le répète et je me repète (aussi), j'ai progressivement considéré que la lettre, l'alphabet, les abécédaires (que j'affectionne, on le sait !) peuvent représenter à eux seuls, une direction artistique, graphique et plastique autant que culturelle et esthétique. Et cela, soutenue par la recherche et la création d'autres artistes vivants.tes et décédés.ées - mais résolument présents.tes à travers l'hommage ou la citation, notamment.

 
Au sortir d'un peu plus d'un an de recherches, j'ai réuni une sorte de "collection", des ensembles d'alphabets réalisés avec des matériaux différents ou des formes graphiques colorées variées. Comme ma création typographique ne s'inscrit pas dans la droite ligne de modèles déjà existants, il m'a fallu en faisant définir des règles d'organisation et mes propres directions esthétiques. C'est en cela que je considère aussi cette création comme une recherche : les questions qui se posent au moment du Faire trouvent des solutions possibles au fil de la production des formes.
 
Ainsi, je possède aujourd'hui des alphabets faits dans divers papiers, en terre crue, en argile, en fil de fer (recuit ou non), en plâtre... Certains ont été créés d'un seul jet, d'autres ont demandé plus de temps, des allers-retours, des améliorations. Des améliorations, en effet, parce qu'au fil de la constitution d'ensembles typographiques, un regard rétrospectif sur ma création précédente a été jeté. Une distance critique. Depuis chaque ensemble formel de lettres, des principes plastiques ont émergé. Et conséquemment ou de manière dialectique, depuis tous ces ensembles réunis, le besoin de créer une "harmonie" a pointé son nez. 


 
C'est à partir de cette volonté, visible à travers les formes réalisées, qu'est né le sentiment d'avoir affaire à une collection en train de se constituer. Chacune de ces "grandes pièces", mes différents alphabets peuvent s'appeler ainsi, chacune de ces pièces s'organise en une collection, tout à la fois hétéroclite et homogène. C'est une collection homogène car elle réunit uniquement des lettres faites à la main, de plus ou moins grand format. C'est également une collection hétéroclite car chaque grande pièce obéit à des principes formels individuels et sont habitées par une pensée spécifique. Ces éléments ne sont pas interchangeables. 
 
Je finirai ce nouvel article concernant ma recherche - création sur le dessin de lettres en évoquant trois points :
 
1°) De la lettre aux mots mystérieux
 
Rapidement, à partir du moment où j'ai disposé d'un alphabet entier satisfaisant, j'ai eu envie d'écrire/ construire des mots. Cette direction de création dans laquelle les lettres se meuvent, glissent, se font ludiques tout autant que tactiles, fait écho, en arrière - fond, à mon intérêt de plasticienne pour le dessin mural, la fresque contemporaine et l'art du Graffiti, dans un premier temps. Dans un second temps, composer des mots que l'on peine à lire, qu'on est, en quelque sorte, quasi olbigé de déchiffrer, résonne avec une réflexion plus profonde sur l'acte de Lire et la poésie concrète dont je parle dans mon article de février 2025.
 
2°)  Va-et-vient dimensionnel
 
De manière semblable à ce qui se produit quand j'écris - des images me viennent que je souhaite concrétiser en études, en dessins ou en illustrations, et inversement -  la 2D appelle la troisième dimension : la hauteur, la profondeur ! Dessiner, tracer, griffonner, gribouiller, remplir, hachurer... chacune de ces opérations me donne envie d'une manipulation plus "physique". Au stylo que je tiens correspondraient alors le fil de fer tordu, le papier déchiré... Et le besoin impérieux de toucher se concrétise par le choix de matériaux essentiellement présents dans mon atelier : je travaille avec ce qui est proche de moi, autant littéralement que poétiquement.
 
3°) Interrogations sur les perspectives artistiques et éditoriales
 
Car, forcément, la quantité (de recherches) ainsi que les formes plurielles appellent à un moment donné un désir de partage, de monstration, d'exposition. Je n'ai pas encore trouvé ma voie/x. Comment dresser un inventaire intéressant de cette collection qui s'enrichit et qui s'organise comme un organisme vivant dont on ne découvre les caractéristiques que progressivement ?
Grâce à instagram et à mon intérêt récent pour le Design, je sais que des artistes typographes s'affichent. En outre, je sais, et cela grâce à mes rencontres dans les festivals et à mes visites en bibliothèques spécialisées, qu'il existe depuis longtemps finalement des cahiers de tendances ou de modèles, réalisés par les créateurs et les créatrices pour diffuser leurs trouvailles et faire connaître leur style. Des sortes de guides joliment mis en page, que l'on consulte par goût ou par nécessité commerciale. Ce sont-là deux pistes qui peuvent accompagner la recherche de solutions toutes personnelles. Enfin, elles peuvent in fine représenter une aide pour tenir éloignée l'intuition d'une aporie : un work in progress dont on ne pourrait voir ni le fond ni l'objectif, condamné à l'errance, à ne faire que produire (et produire encore) de nouvelles formes.
 
Une affaire à suivre, donc ... 
 
©ema dée

mercredi 28 janvier 2026

Les objets - livres d'Ema Dée se préparent pour le Festival "Ecrire !" à Rennes.

AVIS de nouvelle et très proche perspective d'exposer et de s'exposer. Le 7 et le 8 février prochains, je serai à Rennes au Festival Ecrire ! 

Tourné vers l'édition indépendante, le livre d'artiste et la micro-édition, Ecrire! fêtera ses trois ans d'existence. Je suis ravie d'être de la partie car c'est l'occasion, encore une fois et toujours dans ce genre d'événements artistiques et culturels, de faire des rencontres et des découvertes qui boostent sa propre création, et font du bien - tout simplement !

Mon petit programme d'exposition personnel est quasi prêt. DES LIVRES, DES LIVRES, DES LIVRES !... 😉


A côté de ce que je peux dignement considérer comme mon fonds de commerce, à savoir, mes autoéditions toutes carrées, mon 1er graphzine et le 1er numéro de ma revue-zine,  j'exposerai, je présenterai et je commenterai les créations éditoriales nouvellement produites dans mon atelier du petit livre d'artiste - ainsi que j'aime à le nommer. 

Un atelier de créations nomade d'où naissent des objets à lire, uniques ou produits en très petit nombre d'exemplaires. Abordant ou traitant de ma relation aux arbres de ma mémoire, ils sont thématiques pour le moment, mais pas forcément pour toujours. En effet, l'atelier se définit et dessine les propres contours de son champ d'exploration en même temps qu'il donne le jour à ces objets singuliers. Certains de ceux que j'apporterai dans ma valise ont déjà pu être montrés au cours du Salon Made Anywhere (2) en septembre 2025. 

En quelque sorte, Festival Ecrire ! me permet de prolonger l'expérience de développer et d'approfondir, parallèlement à une micro-édition de livres imprimés et définis par une "ligne éditoriale", des créations livresques et artistiques. Elles sont volontiers plus mobiles dans leurs formes et leur contenu, car s'y exprime un autre rapport à la Lecture, à l'Objet, au matériau et au Faire. Tous ces éléments qui sont déjà présents dans mes recueils en textes-images de la collection horlart ou dans mes libres adaptations PINACOTEXT. Cependant, ceux-là sont envisagés différemment. Car, ils ne sont pas contraints par des gabarits formatés. Par exemple, un nombre de pages selon un type de reliure particulier. 

.... Et DES IMAGES, DES IMAGES ! 😊

Chaque salon, festival ou exposition titille mon imagination en ce qui concerne les à-cotés de l'auto/ micro/ édition, les goodies - les produits dérivés, quoi ! Que proposer, en plus, de sympa et d'aisément collectionnable, mais qui n'escamote pas l'esprit "Livre". J'y réfléchis et réponse(s) - en images, évidemment, bientôt !

Petits rappels donc, pour celles et ceux qui auront la possibilité de se déplacer jusqu'à la petite métropole bretonne la semaine prochaine ou qui s'intéressent à distance au festival rennais :  

- Suivre l'événement : https://www.instagram.com/festival.ecrire/

- Visiter le festival : Espace lecture Carrefour 18 - 7 rue d'Espagne, 35200 Rennes. 

- S'y rendre sur place : Métro/ station Fréville – ligne A ou Bus/ lignes 13, 61, 72, 74, 79, 80.

- Jours et horaires d'ouverture : Samedi 7 et dimanche 8 février, de 10h à 18h.

Au plaisir de vous y retrouver ! 😊

©ema dée