dimanche 15 avril 2012

Dois-je avoir peur ?

Chers internautes,

Il y a un ogre qui vit dans la chambre d’à côté…  Ma copine est inquiète, elle entend des bruits dans l’appartement du dessus. Or, personne n’habite à l’étage du dessus…  Un collègue de bureau connait un immeuble de quinze étages dont l’ascenseur n’a pas de bouton 13...  La publicité montre régulièrement des accidentés de la route, dans leurs habits de mort subite, pour éduquer les masses… Dans les contes, il y a toujours une forêt dense et profonde à traverser pour retrouver sa route… Il disait qu’il ne s’attachait à personne par commodité… Les oiseaux, lorsqu’ils sont en groupes dans les jardins ou sur le bord des trottoirs, semblent comploter…  Je me rappelle avoir entendu  d’étranges rumeurs sur cet homme au visage défiguré parce qu’il ne sortait de chez lui que très tard le soir, voué, par une petite porte dissimulée aux regards…  Ce sont autant de situations réalistes ou imaginées, vécues ou anticipées qui influencent nos actes, pétrissent nos coeurs et prennent le pouvoir sur notre volonté. On a tous une peur ou deux, ou plus, bien installées dans l’armoire ou tapies sous le lit, aux aguets, prêtes à surgir, des peurs qu'on croit maîtriser parce qu'on est devenu un adulte, des peurs qu'il convient de cacher avec la maturité.

La peur serait-elle le privilège de l’Enfance ?

Il existe une peur nécessaire : celle qui, quasi animale et instinctive, prévient d'un danger imminent. C’est un danger qu’on a appris à connaitre ou à reconnaitre avec l’expérience. Ou il s’agit d’un danger qu’on ressent naturellement dans ses tripes : quelques chose ici n’est pas normal. Et puis, il y a les autres, toutes les autres, les intruses.

La peur viendrait d'un trop plein d'imagination, à ce qu'il paraît?

La voix tremble, les mots s'entrechoquent, les yeux se mouillent, les mains deviennent moites, le cœur s’emballe, les poils se dressent, des vertiges se font sentir, puis vient l’engourdissement et c'est la chute. La peur aime s’annoncer avec tambours et trompettes. Chez certains, c’est une vraie fanfare.

Une  cacophonie terrible.

Dans l’Art, elle parle parfois de l’horreur humaine, alors elle grimace, hurle, se peinturlure...  Dans le cinéma en particulier, elle repose sur des codes et des artifices de genres qui se brouillent à loisir. On a peur pour de rire, quoi que…  Dans la littérature, elle est volontiers la fiancée du fantastique, du merveilleux ou du polar…

Tour à tour, la peur galvanise, électrise, inspire, terrasse, créant l’hystérie collective, le trauma individuel...

Je m’appelle PHOBIE
Tu t’appelles Panique
Elle s’appelle Angoisse
Il s’appelle Crainte
On s’appelle Névrose

Nous nous appelons Terreurs
Vous vous appelez Paranoïas
Elles s'appellent Epouvantes
Ils s’appellent PEURS

© ema dée

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